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	<title>Consensus online</title>
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		<title>Consensus online</title>
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		<title>Un air de requiem</title>
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		<description>J'aurais aim&#233; vous parler des &#233;tudes pr&#233;sent&#233;es lors du congr&#232;s de l'American College of Cardiology, ou encore de ce tr&#232;s beau travail espagnol sur le r&#233;gime m&#233;diterran&#233;en. Mais vous tenez peut-&#234;tre en main le dernier num&#233;ro de la revue Consensus Cardio et les circonstances exigent donc autre chose. C'est l'occasion de s'interroger sur ce qui fait que risque de dispara&#238;tre un journal dont tous les indicateurs montraient qu'il &#233;tait l'un des plus appr&#233;ci&#233;s des cardiologues. Et plus g&#233;n&#233;ralement, sur la (...)

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&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?-Les-editoriaux-de-Nicolas-Danchin-" rel="directory"&gt;Les &#233;ditoriaux de Nicolas Danchin&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'aurais aim&#233; vous parler des &#233;tudes pr&#233;sent&#233;es lors du congr&#232;s de l'American College of Cardiology,
ou encore de ce tr&#232;s beau travail espagnol sur le r&#233;gime m&#233;diterran&#233;en. Mais vous
tenez peut-&#234;tre en main le dernier num&#233;ro de la revue &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Consensus Cardio&lt;/em&gt; et les circonstances exigent
donc autre chose.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est l'occasion de s'interroger sur ce qui fait que risque de dispara&#238;tre un journal dont tous les indicateurs
montraient qu'il &#233;tait l'un des plus appr&#233;ci&#233;s des cardiologues. Et plus g&#233;n&#233;ralement, sur la
probl&#233;matique actuelle de la formation m&#233;dicale continue cardiologique en France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gr&#226;ce aux diff&#233;rentes enqu&#234;tes ou simples discussions que j'ai pu mener dans de nombreux pays
&#233;trangers, j'ai la forte conviction que les cardiologues fran&#231;ais sont parmi les mieux form&#233;s au monde,
ce qui leur permet d'avoir le meilleur niveau de connaissance g&#233;n&#233;rale de leur discipline. La cons&#233;quence
imm&#233;diate en est la grande qualit&#233; des soins cardiologiques prodigu&#233;s dans notre pays. Cette
formation continue efficace repose essentiellement sur trois piliers : les r&#233;unions de formation postuniversitaire
organis&#233;es au niveau loco-r&#233;gional, les congr&#232;s de cardiologie, dont les Journ&#233;es europ&#233;ennes
de la Soci&#233;t&#233; fran&#231;aise de cardiologie sont le meilleur exemple, et les revues de formation
continue telles que &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Consensus Cardio&lt;/em&gt;. Le point commun de ces trois composantes est un financement
tr&#232;s largement assur&#233; par l'industrie pharmaceutique. Or, c'est ce syst&#232;me de financement qui,
surfant sur la vague &#171; moralisatrice &#187; actuelle, est remis en question (ce qui, soit dit en passant, n'est
pas forc&#233;ment pour totalement d&#233;plaire &#224; ladite industrie, qui peut y trouver un moyen de faire des
&#233;conomies, &#224; l'heure o&#249; les nouveaux m&#233;dicaments cardiologiques se font plus rares). Les difficult&#233;s
actuelles de la presse m&#233;dicale ne sont que le d&#233;but d'un bouleversement plus global. On est en
train de casser un outil, certes imparfait, mais ayant malgr&#233; tout rempli son r&#244;le avec une grande
efficacit&#233;, sans proposer de solution alternative. Les cons&#233;quences &#224; moyen terme de ce changement
plus ou moins impos&#233; risquent d'&#234;tre consid&#233;rables : en particulier, il ne faut rien esp&#233;rer de
l'Etat qui n'a absolument pas les moyens financiers d'organiser un syst&#232;me global d'enseignement
continu de qualit&#233; (et serait-il m&#234;me souhaitable, si les moyens existaient, d'avoir une formation
permanente enti&#232;rement &#233;tatis&#233;e ?). Si nous voulons continuer &#224; apprendre, il faut donc se pr&#233;parer
&#224; prendre en charge nous-m&#234;mes notre formation m&#233;dicale : cela aura un co&#251;t, par exemple
pour tout un chacun, celui des abonnements aux revues, ou des inscriptions &#224; nos congr&#232;s pr&#233;f&#233;r&#233;s.
Il faudra aussi innover, en utilisant au mieux les outils num&#233;riques dont nous disposons. C'est seulement
&#224; ce prix, au sens propre du terme, que nous pourrons conserver le niveau de qualit&#233; que nous
connaissons pour notre formation permanente. Il ne reste qu'&#224; passer &#224; l'acte&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne peux &#233;videmment pas conclure cet &#233;ditorial sans des remerciements tr&#232;s chaleureux, &#224; vous
tous, lecteurs fid&#232;les, qui nous avez si r&#233;guli&#232;rement t&#233;moign&#233; votre confiance ; &#224; tous ceux qui ont
&#233;crit pour la revue avec la qualit&#233; qui a fait son succ&#232;s : je ne peux tous les citer, mais vous les connaissez ; &#224; la direction m&#233;dicale de la revue, en particulier &#224; Anne Teyss&#233;dou, dont le professionnalisme
exigeant a &#233;t&#233; d&#233;terminant pour assurer la qualit&#233; du journal, et plus r&#233;cemment, &#224; Sarah Cohen ; &#224; toute l'&#233;quipe qui a travaill&#233; pour Consensus Cardio, sp&#233;cialement &#224; Virginie Condamine ; &#224; Yves Nadjari, enfin, dont l'esprit cr&#233;atif a &#233;t&#233; &#224; l'origine du concept m&#234;me de la revue. Merci &#224; tous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'esp&#232;re &#233;videmment que l'aventure &#233;ditoriale de notre revue continuera, sans doute sous une nouvelle
forme, et que nous pourrons, d'ici quelques semaines, apercevoir quelque part une fum&#233;e
blanche dont le message sera : &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Habemus Consensus &#187;&lt;/em&gt; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D'une reperfusion &#224; l'autre</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>vcondamine</dc:creator>


		<dc:subject>Nicolas Meneveau</dc:subject>
		<dc:subject>Cardiologie Interventionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>Revascularisation</dc:subject>
		<dc:subject>Reperfusion</dc:subject>

		<description>Le b&#233;n&#233;fice clinique de la revascularisation instrumentale de l'infarctus myocardique aigu n'est plus &#224; &#233;tablir, et l'attention port&#233;e aux d&#233;lais de prise en charge des patients est devenue un objectif de sant&#233; publique. Fort d'un niveau de preuve consistant, on aurait tendance &#224; g&#233;n&#233;raliser sans discernement les vertus de la revascularisation myocardique &#224; toutes les situations d'isch&#233;mie. Les r&#233;sultats des essais IMS III, SYNTHESIS et MR RESCUE, qui &#233;valuaient la reperfusion endovasculaire de l'AVC, (...)

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&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?-Cahier-de-cardiologie,1047-" rel="directory"&gt;Cahier de cardiologie interventionnelle&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Nicolas-Meneveau-+" rel="tag"&gt;Nicolas Meneveau&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Cardiologie-Interventionnelle,1555-+" rel="tag"&gt;Cardiologie Interventionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Revascularisation-+" rel="tag"&gt;Revascularisation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Reperfusion-+" rel="tag"&gt;Reperfusion&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.consensus-online.fr/local/cache-vignettes/L102xH134/arton1977-d7a59.png&quot; width='102' height='134' style='height:134px;width:102px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le b&#233;n&#233;fice clinique de la revascularisation instrumentale de l'infarctus
myocardique aigu n'est plus &#224; &#233;tablir, et l'attention port&#233;e aux d&#233;lais de
prise en charge des patients est devenue un objectif de sant&#233; publique.
&lt;br /&gt;Fort d'un niveau de preuve consistant, on aurait tendance &#224; g&#233;n&#233;raliser sans
discernement les vertus de la revascularisation myocardique &#224; toutes les situations
d'isch&#233;mie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les r&#233;sultats des essais IMS III, SYNTHESIS et MR RESCUE, qui &#233;valuaient la reperfusion endovasculaire
de l'AVC, viennent d'&#234;tre publi&#233;s simultan&#233;ment dans le &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;New England Journal of Medicine&lt;/em&gt;. Le moins que l'on puisse dire est qu'ils sont homog&#232;nes et&#8230; d&#233;cevants. A ce jour,
seule la thrombolyse IV administr&#233;e au cours des premi&#232;res heures de l'AVC a fait la preuve
de son efficacit&#233;, malgr&#233; des taux de recanalisation faibles. L'&#233;tude PROACT II a rapport&#233; que
l'administration intra-art&#233;rielle de pro-urokinase augmentait significativement les taux de
reperfusion, accr&#233;ditant l'id&#233;e qu'un traitement endovasculaire pouvait am&#233;liorer la recanalisation.
Ces r&#233;sultats ont conduit &#224; &#233;valuer diff&#233;rentes approches endovasculaires par thrombectomie,
ultrasons ou infusion locale de fibrinolytique &#233;ventuellement combin&#233;es &#224; un traitement
thrombolytique IV.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;tude IMS III comparait la thrombolyse IV seule ou combin&#233;e &#224; un traitement endovasculaire.
Malgr&#233; un taux de recanalisation plus &#233;lev&#233; dans le groupe endovasculaire, les r&#233;sultats
cliniques &#233;taient identiques dans les 2 groupes. Les d&#233;lais trop longs de mise en &#339;uvre du traitement
endovasculaire (entre 5 et 7 heures apr&#232;s le d&#233;but de l'AVC) ont &#233;t&#233; jug&#233;s responsables
de l'absence de b&#233;n&#233;fice clinique. Dans l'&#233;tude SYNTHESIS Expansion, le traitement endovasculaire
instaur&#233; avec un d&#233;lai d'une heure seulement par rapport &#224; la thrombolyse IV ne
s'est pas montr&#233; sup&#233;rieur en termes de r&#233;sultats cliniques. Comme dans l'infarctus myocardique,
il semblerait donc qu'il n'y ait aucun b&#233;n&#233;fice &#224; attendre de la recanalisation si celle-ci
survient trop tardivement, c'est-&#224;-dire lorsque la zone isch&#233;mique est infarcie. Compar&#233; &#224; la
thrombolyse IV, le d&#233;lai de mise en oeuvre du traitement endovasculaire annule le b&#233;n&#233;fice
de la recanalisation. L'id&#233;e de s&#233;lectionner par l'imagerie c&#233;r&#233;brale les patients candidats &#224;
un traitement endovasculaire s'est &#233;galement r&#233;v&#233;l&#233;e d&#233;cevante. Dans l'&#233;tude RESCUE MR,
la pr&#233;sence d'une isch&#233;mie sans infarcissement (ph&#233;nom&#232;ne de &#171; p&#233;nombre isch&#233;mique &#187;),
pourtant associ&#233;e &#224; un meilleur pronostic, s'est montr&#233;e ind&#233;pendante de l'approche th&#233;rapeutique
utilis&#233;e et n'a pas permis d'identifier les patients susceptibles de b&#233;n&#233;ficier d'un traitement
endovasculaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment interpr&#233;ter ces donn&#233;es, et doit-on enterrer une bonne fois pour toutes le traitement
endovasculaire de l'AVC ? La r&#233;ponse n'est probablement pas univoque, et les r&#233;sultats
des premiers essais de revascularisation conduits dans les SCA ST- devraient nous inciter &#224; la
prudence. Diff&#233;rents points m&#233;ritent d'&#234;tre soulign&#233;s. Il n'y a certainement aucun b&#233;n&#233;fice &#224;
attendre d'une recanalisation endovasculaire si elle intervient trop tard. Les crit&#232;res d'imagerie
c&#233;r&#233;brale dont on dispose ne permettent pas d'&#233;valuer avec exactitude la viabilit&#233; du tissu
isch&#233;mique. Dans ces conditions, la thrombolyse IV doit demeurer le traitement de r&#233;f&#233;rence
de l'AVC r&#233;cent. Il est probable qu'il faille am&#233;liorer &#224; l'avenir le profil de s&#233;curit&#233; d'emploi
des futurs agents thrombolytiques, et d&#233;velopper de nouveaux dispositifs endovasculaires
plus performants. Aux Etats-Unis, o&#249; la FDA a approuv&#233; les dispositifs endovasculaires disponibles
(par ailleurs rembours&#233;s par Medicare), le traitement endovasculaire de l'AVC est pass&#233;
dans la pratique m&#233;dicale courante, alors que le niveau de preuve est inexistant. Cette
situation est m&#234;me devenue un obstacle &#224; la mise en oeuvre d'essais cliniques contr&#244;l&#233;s. Elle
confirme surtout que le chemin vers une pratique m&#233;dicale quotidienne bas&#233;e sur les preuves
est parfois long et difficile.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>FAME II : int&#233;grer la FFR &#224; notre pratique quotidienne</title>
		<link>http://www.consensus-online.fr/?FAME-II-integrer-la-FFR-a-notre</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>vcondamine</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;1. Pijls NH, De Bruyne B, Peels K, Van Der Voort PH, Bonnier HJ, Bartunek
J Koolen JJ, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al.&lt;/em&gt; Measurement of fractional flow reserve to
assess the functional severity of coronary-artery stenoses. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;N Engl J
Med&lt;/em&gt; 1996 ; 334 : 1703-8.
&lt;br /&gt;2. De Bruyne B, Pijls NHJ, Kalesan B, Barbato E, Tonino PAL, Piroth Z,
&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al.&lt;/em&gt; Fractional flow reserve-guided PCI versus medical therapy in
stable coronary disease. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;N Engl J Med&lt;/em&gt; 2012 ; 367 : 991-1001.
&lt;br /&gt;3. Wijns W, Kolh P, Danchin N, Di Mario C, Falk V, Folliguet T, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al.&lt;/em&gt; Guidelines
on myocardial revascularization. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Eur Heart J &lt;/em&gt; 2010 ; 31 : 2501-5.
&lt;br /&gt;4. Boden WE, O'Rourke RA, Teo KK, Hartigan PM, Maron DJ, Kostuk
WJ, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al.&lt;/em&gt; Optimal Medical Therapy with or without PCI for Stable
Coronary Disease. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;N Engl J Med 2007&lt;/em&gt; ; 356 :1503-16.
&lt;br /&gt;5. Fox K, Garcia MAA, Ardissino D, Buszman P, Camici PG, Crea F, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al.&lt;/em&gt;
Guidelines on the management of stable angina pectoris : executive
summary : The Task Force on the Management of Stable Angina Pectoris
of the European Society of Cardiology. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Eur Heart J&lt;/em&gt; 2006 ; 27(11) :
1341-81.
&lt;br /&gt;6. Shaw LJ, Berman DS, Maron DJ, Mancini GBJ, Hayes SW, Hartigan
PM, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al.&lt;/em&gt; Optimal medical therapy with or without percutaneous
coronary intervention to reduce ischemic burden : results from the
Clinical Outcomes Utilizing Revascularization and Aggressive Drug
Evaluation (COURAGE) trial nuclear substudy. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Circulation&lt;/em&gt; 2008 ; 117 :
1283-91.
&lt;br /&gt;7. Fearon WF. FAME 2 Cost-effectiveness : A prospective, randomized
trial evaluating the cost-effectiveness of FFR-guided PCI in patients
with stable coronary artery disease. TCT 2012 ; October 24, 2012 ;
Miami.
&lt;br /&gt;8. Pijls NH, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al.&lt;/em&gt; Percutaneous coronary intervention of functionally
nonsignificant stenosis : 5-year follow-up of the DEFER Study. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;J Am
Coll Cardiol&lt;/em&gt; 2007 ; 49(21) : 2105-11.
&lt;br /&gt;9. Pijls NH, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al. &lt;/em&gt; Fractional flow reserve versus angiography for guiding
percutaneous coronary intervention in patients with multivessel
coronary artery disease : 2-year follow-up of the FAME (Fractional
Flow Reserve Versus Angiography for Multivessel Evaluation) study.
&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;J Am Coll Cardiol &lt;/em&gt; 2010 ; 56(3) : 177-84.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?-Cahier-de-cardiologie,1047-" rel="directory"&gt;Cahier de cardiologie interventionnelle&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.consensus-online.fr/local/cache-vignettes/L150xH103/arton1978-3c267.png&quot; width='150' height='103' style='height:103px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La premi&#232;re &#233;tude de validation de la FFR (Fractional Flow
Reserve) men&#233;e chez l'homme a &#233;t&#233; publi&#233;e en 1996 par
Pijls et De Bruyne &lt;sup&gt;(1)&lt;/sup&gt;. Cela fait donc 17 ans que nous utilisons
la FFR en tant qu'outil diagnostique permettant d'identifier
les st&#233;noses induisant une isch&#233;mie significative.
&lt;br /&gt;De Bruyne, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al.&lt;/em&gt; ont publi&#233; en 2012 l'&#233;tude FAME II &lt;sup&gt;(2)&lt;/sup&gt; dans
le New England Journal of Medicine. La question est donc
de savoir ce que FAME II nous a apport&#233; de plus par rapport
aux &#233;tudes publi&#233;es durant ces 17 derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Rationnel de l'&#233;tude FAME II&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Pour rappel, il n'existe pas de preuve du b&#233;n&#233;fice de l'angioplastie
par rapport &#224; un traitement m&#233;dicamenteux optimal
dans le traitement de la maladie coronaire stable en
termes de r&#233;duction de mortalit&#233; &lt;sup&gt;(3)&lt;/sup&gt;. En effet, la seule &#233;tude
randomis&#233;e sur un large collectif de patients est COURAGE &lt;sup&gt;(4)&lt;/sup&gt;.
&lt;br /&gt;Cette &#233;tude avait montr&#233;, sur une cohorte de 2 287 patients,
apr&#232;s un suivi m&#233;dian de 4,6 ans, que le traitement m&#233;dicamenteux
optimal avait le m&#234;me pronostic en termes de mortalit&#233;
et d'infarctus du myocarde non fatal que l'angioplastie.
&lt;br /&gt;Les avantages et d&#233;fauts majeurs de cette &#233;tude ont &#233;t&#233;
&#224; maintes reprises soulev&#233;s, nous nous limiterons donc &#224; discuter
d'un d&#233;faut majeur afin de comprendre le rationnel
de FAME II.
&lt;br /&gt;Parmi les crit&#232;res d'inclusion de l'&#233;tude COURAGE figure
l'isch&#233;mie objectiv&#233;e, crit&#232;re d'importance capitale dans le
traitement de la maladie coronaire stable. En effet, on sait
gr&#226;ce aux &#233;tudes de recherche d'isch&#233;mie par stress non invasif
que le pronostic d'un patient n'ayant pas d'isch&#233;mie inductible
est bon et que par cons&#233;quent une revascularisation
n'est pas indiqu&#233;e &lt;sup&gt;(5)&lt;/sup&gt;. M&#234;me si ce crit&#232;re d'isch&#233;mie objectiv&#233;e
&#233;tait pr&#233;sent dans l'&#233;tude COURAGE, seuls 31% des
patients avaient en r&#233;alit&#233; une preuve d'isch&#233;mie significative.
&lt;br /&gt;De fa&#231;on tr&#232;s int&#233;ressante, une sous-&#233;tude de COURAGE,
publi&#233;e en 2008, a montr&#233; que la mortalit&#233; &#233;tait sup&#233;rieure
lorsqu'une isch&#233;mie significative &#233;tait encore pr&#233;sente apr&#232;s
le traitement par angioplastie ou m&#233;dicamenteux (24,7%
&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;versus&lt;/em&gt; 13,4%, risque non ajust&#233; ; p = 0,037) &lt;sup&gt;(6)&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Etude FAME II&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;C'est dans ce contexte qu'intervient FAME II. Cette &#233;tude
internationale multicentrique, men&#233;e sur des patients avec
angor stable, avait pour objectif de r&#233;aliser une FFR chez
tous les patients chez lesquels une angioplastie &#233;tait envisag&#233;e
sur la base de l'angiographie.
&lt;br /&gt;La grande diff&#233;rence entre les &#233;tudes COURAGE et FAME II
r&#233;side dans les crit&#232;res d'inclusion. En effet, dans l'&#233;tude
FAME II, 100% des patients randomis&#233;s avaient une isch&#233;mie
significative, alors que dans COURAGE ils n'&#233;taient que
31%. A partir de l&#224;, 3 groupes ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s :
&lt;br /&gt;- un groupe chez qui la FFR &#233;tait n&#233;gative (FFR &gt; 0,8), trait&#233;
par traitement m&#233;dicamenteux optimal (groupe registre) ;
&lt;br /&gt;- un groupe avec FFR positive (FFR &lt; 0,8), trait&#233; par angioplastie
et traitement m&#233;dicamenteux optimal (groupe
angioplastie) ;
&lt;br /&gt;- et un groupe avec FFR positive (FFR &lt; 0,8), trait&#233; par traitement
m&#233;dicamenteux optimal uniquement (groupe
OMT).
&lt;br /&gt;Le crit&#232;re primaire &#233;tait un crit&#232;re combin&#233; d&#233;c&#232;s toute cause,
infarctus du myocarde non fatal et revascularisation urgente.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Ce que nous apporte FAME II&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s l'enr&#244;lement de 1 220 patients (888 avec FFR positive
et 332 avec FFR n&#233;gative), l'&#233;tude a &#233;t&#233; interrompue en raison
de l'objectif primaire atteint pour 12,7% des patients
du groupe OMT contre seulement 4,3% de ceux du groupe
angioplastie (p &lt; 0,001) sur un suivi moyen de 214 jours
(&#177; 127). En regardant en d&#233;tail les objectifs atteints, on s'aper&#231;oit
que le taux de revascularisation urgente &#233;tait tr&#232;s diff&#233;rent
entre le groupe angioplastie et le groupe OMT
&lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;(Tableau)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;, au contraire des d&#233;c&#232;s toute cause et des infarctus
du myocarde.
&lt;br /&gt;Ce dernier point est un r&#233;sultat important. En effet, 48,2%
des patients r&#233;hospitalis&#233;s pour une revascularisation avaient
des biomarqueurs &#233;lev&#233;s ou des changements &#233;lectrocardiographiques
significatifs.
&lt;br /&gt;Une sous-analyse de l'objectif combin&#233; se basant uniquement
sur les patients avec des preuves objectives d'isch&#233;mie
lors de leur r&#233;hospitalisation a montr&#233; des r&#233;sultats similaires par rapport &#224; l'objectif combin&#233; de l'&#233;tude pr&#233;sp&#233;cifi&#233;e
(HR : 0,49 [0,27-0,90] ; p = 0,019 en faveur du traitement
par angioplastie compar&#233; au traitement m&#233;dicamenteux
optimal).
&lt;br /&gt;Par cons&#233;quent, nous pouvons dire que la revascularisation
pr&#233;vient la survenue de syndrome coronaire aigu par rapport
au traitement m&#233;dicamenteux optimal chez les patients
ayant une isch&#233;mie objectiv&#233;e par FFR. Cet aspect est, &#224; notre
avis, extr&#234;mement important pour le patient. En effet, le
traumatisme d'une revascularisation urgente est bien trop
sous-estim&#233;, notamment en termes de co&#251;t.
&lt;br /&gt;D'autre part, l'&#233;tude FAME II ne met pas en &#233;vidence
d'effet sur la mortalit&#233; et sur la survenue d'infarctus du myocarde
non fatal pour diff&#233;rentes raisons qu'il convient de
souligner. Tout d'abord, la mortalit&#233; de la maladie coronaire
stable est faible, et il est ainsi difficile pour des investigateurs
de montrer des diff&#233;rences au vu du faible nombre
d'&#233;v&#233;nements. De plus, la mortalit&#233; est un objectif difficile
&#224; &#233;valuer apr&#232;s seulement 217 jours de suivi chez des patients
ayant une maladie coronaire stable. En effet, ce n'est
qu'apr&#232;s plusieurs ann&#233;es de suivi que nous verrons (peut&#234;tre)
un effet en termes d'infarctus et de mortalit&#233;, malgr&#233;
l'arr&#234;t pr&#233;matur&#233; de l'&#233;tude qui diminue le nombre de
patients inclus, et par cons&#233;quent la puissance statistique
permettant d'identifier des diff&#233;rences.
&lt;br /&gt;Si la mortalit&#233; est un crit&#232;re majeur pour le patient, sa qualit&#233;
de vie est n&#233;anmoins d'une importance capitale. Dans
ce sens, l'&#233;tude FAME II nous apporte une nouvelle preuve
de l'efficacit&#233; du traitement de la maladie coronaire stable
par angioplastie par rapport au traitement m&#233;dical optimal,
mais avec des donn&#233;es provenant d'un traitement m&#233;dical
en 2012. En effet, parmi les patients ayant re&#231;u un traitement
par angioplastie, 29% avaient toujours des sympt&#244;mes
apr&#232;s 1 mois contre 52% dans le groupe OMT (p &lt; 0,001) &lt;sup&gt;(7)&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;En conclusion&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Plusieurs &#233;tudes ont d&#233;j&#224; prouv&#233; l'inutilit&#233; de la revascularisation
des st&#233;noses h&#233;modynamiquement non significatives
(FFR &gt; 0,80) &lt;sup&gt;(8-9)&lt;/sup&gt;. FAME II d&#233;montre pour la premi&#232;re fois
que les st&#233;noses h&#233;modynamiquement significatives
(FFR &#8804; 0,80) b&#233;n&#233;ficient d'une angioplastie par stents actifs
guid&#233;e par la FFR. Cette &#233;tude confirme donc qu'en utilisant
la FFR, nous pouvons cibler les patients et les l&#233;sions qui peuvent
b&#233;n&#233;ficier d'une revascularisation et ainsi diminuer le
nombre de revascularisations urgentes. Le temps nous
apprendra si nous pouvons aussi am&#233;liorer leur survie et
diminuer le nombre d'infarctus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Reste-t-il des indications de la contre-pulsion intra-aortique dans la prise en charge des SCA ?</title>
		<link>http://www.consensus-online.fr/?Reste-t-il-des-indications-de-la</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.consensus-online.fr/?Reste-t-il-des-indications-de-la</guid>
		<dc:date>2013-04-16T09:29:09Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>vcondamine</dc:creator>


		<dc:subject>Cardiologie Interventionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>Infarctus du myocarde</dc:subject>
		<dc:subject>Syndrome coronaire aigu</dc:subject>
		<dc:subject>Laslo Levai</dc:subject>
		<dc:subject>Contre-pulsion intra-aortique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;1. Sjauw KD, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al.&lt;/em&gt; A systematic review and meta-analysis of intra-aortic
balloon pump therapy in ST-elevation myocardial infarction :
should we change the guidelines ? &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;European Heart Journal&lt;/em&gt; 2009 ;
30(4) : 459-68.
&lt;br /&gt;2. Bahekar A, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al.&lt;/em&gt; Cardiovascular outcomes using intra-aortic balloon
pump in high-risk acute myocardial infarction with or without cardiogenic
shock : a meta-analysis. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Journal of Cardiovascular Pharmacology
and Therapeutics&lt;/em&gt; 2012 ; 17(1) : 44-56.
&lt;br /&gt;3. Thiele H, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al.&lt;/em&gt; Intraaortic Balloon Support for Myocardial Infarction
with Cardiogenic Shock. IABP-SHOCK II Trial. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;NEJM&lt;/em&gt; 2012 ; 367(14) :
1287-96.
&lt;br /&gt;4. O'Gara, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al.&lt;/em&gt; ACCF/AHA Guideline for the Management of ST-Elevation
Myocardial Infarction : A Report of the American College of
Cardiology Foundation/American Heart Association Task Force on
Practice Guidelines. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Journal of the American College of Cardiology&lt;/em&gt;
2013 ; 61(4) : e78-140.
&lt;br /&gt;5. Steg PG, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al.&lt;/em&gt; ESC Guidelines for the management of acute myocardial
infarction in patients presenting with ST-segment elevation.
&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;European Heart Journal&lt;/em&gt; 2012 ; 33(20) : 2569-619.
&lt;br /&gt;6. Burkhoff D, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al.&lt;/em&gt; The science behind percutaneous hemodynamic
support : A review and comparison of support strategies. Catheterization
and Cardiovascular Interventions. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Official Journal of the Society
for Cardiac Angiography &amp; Interventions&lt;/em&gt; 2012 ; 80(5) : 816-29.
&lt;br /&gt;7. Kern MJ. The changing paradigm of hemodynamic support device
selection for high-risk percutaneous coronary interventions. The
&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Journal of Invasive Cardiology&lt;/em&gt; 2011 ; 23(10) : 439-46.
&lt;br /&gt;8. O'Connor C. Evidence for Overturning the Guidelines in Cardiogenic
Shock. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;NEJM&lt;/em&gt; 2012 ; 367(14) : 1349-50.
&lt;br /&gt;9. Perera D, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al.&lt;/em&gt; Elective Intra-aortic Balloon Counterpulsation During
High-Risk Percutaneous Coronary Intervention. A Randomized
Controlled Trial BCIS-1. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;JAMA&lt;/em&gt; 2012 ; 304(8) : 867-74.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?-Cahier-de-cardiologie,1047-" rel="directory"&gt;Cahier de cardiologie interventionnelle&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Cardiologie-Interventionnelle,1555-+" rel="tag"&gt;Cardiologie Interventionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Infarctus-du-myocarde-+" rel="tag"&gt;Infarctus du myocarde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Syndrome-coronaire-aigu-+" rel="tag"&gt;Syndrome coronaire aigu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Laslo-Levai-+" rel="tag"&gt;Laslo Levai&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Contre-pulsion-intra-aortique-+" rel="tag"&gt;Contre-pulsion intra-aortique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.consensus-online.fr/local/cache-vignettes/L110xH150/arton1979-81628.png&quot; width='110' height='150' style='height:150px;width:110px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'infarctus du myocarde domine le spectre des SCA et se complique
d'un &#233;tat de choc dans 6 &#224; 10% des cas. Le taux de mortalit&#233;
intrahospitali&#232;re reste tr&#232;s &#233;lev&#233; (&#8776; 50%), malgr&#233; les efforts
d'une prise en charge rapide, en vue d'une revascularisation coronaire
pr&#233;coce par angioplastie (primaire id&#233;alement) ou plus rarement
par pontage chirurgical. En cas de choc - manifeste dans les
6 h dans environ 50% des cas et dans les 24 h dans 75% -, le pronostic
vital &#224; court terme est imm&#233;diatement engag&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;velopp&#233;e en 1962 et introduite dans notre arsenal th&#233;rapeutique
en 1968, la contre-pulsion par ballonnet intraaortique
(CPBIA) repr&#233;sente le support h&#233;modynamique m&#233;canique
le plus r&#233;pandu dans cette situation clinique. Son utilisation
a &#233;t&#233; encourag&#233;e par nos soci&#233;t&#233;s savantes avec, jusqu'en 2012,
un niveau de recommandation I B pour l'ACC/AHA (guidelines
STEMI : &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &#8230;dans le cas o&#249; le choc ne r&#233;pond pas rapidement au
traitement pharmacologique, c'est un moyen de stabilisation
h&#233;modynamique avant revascularisation pr&#233;coce et m&#234;me lors
de complications isch&#233;miques en attendant la correction chirurgicale &#187;&lt;/em&gt;) et IC pour l'ESC (guidelines STEMI : &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; il s'agit d'un moyen
efficace, associ&#233; &#224; l'angioplastie coronarienne, &#224; l'implantation
de stent ainsi qu'au support par inotropes et vasopresseurs ; l'utilisation
de la CPBIA est &#233;galement recommand&#233;e en cas de complications
isch&#233;miques telles que la CIV et l'insuffisance mitrale
[par dysfonction/rupture de pilier ou de cordage tendineux] &#187;)&lt;/em&gt;.
&lt;br /&gt;Ces recommandations ne reposent cependant que sur des donn&#233;es
de registres essentiellement et d'essais cliniques de taille
et de puissance limit&#233;es.
&lt;br /&gt;Les donn&#233;es r&#233;centes des m&#233;ta-analyses &lt;sup&gt;(1,2)&lt;/sup&gt; et les r&#233;sultats de
l'essai prospectif randomis&#233; SHOCK II &lt;sup&gt;(3)&lt;/sup&gt; ont apport&#233; un &#233;clairage
moins optimiste, conduisant l'ACC/AHA &lt;sup&gt;(4)&lt;/sup&gt; et l'ESC &lt;sup&gt;(5)&lt;/sup&gt; &#224; d&#233;grader
le niveau de recommandation dans les nouvelles guidelines.
Revoyons d'abord rapidement les principes h&#233;modynamiques
qui justifiaient l'utilisation de la CPBIA dans le choc cardiog&#233;nique
isch&#233;mique, puis les donn&#233;es cliniques &#233;voqu&#233;es plus haut,
enfin les nouvelles recommandations.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Bref rappel des principes h&#233;modynamiques&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;&#10140;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Principes du support h&#233;modynamique&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'un point de vue clinique, le moyen d'assistance circulatoire
id&#233;al permettrait un &#233;quilibre optimal entre :
&lt;br /&gt;- s&#233;curit&#233; d'utilisation : mise en place techniquement rapide et
facile, adapt&#233;e &#224; un large &#233;ventail de patients et de situations
cliniques, avec seulement de rares complications vasculaires ou
autres ;
&lt;br /&gt;- et efficacit&#233; du support h&#233;modynamique : maintien d'une
pression art&#233;rielle (PA) syst&#233;mique et d'un d&#233;bit cardiaque
(Qc) normal ou supranormal, r&#233;duction de la pression capillaire
pulmonaire &#224; des valeurs normales, permettant une perfusion
ad&#233;quate des organes vitaux. Id&#233;alement, l'assistance
circulatoire permettrait une augmentation du Qc et de la
PA moyenne (c'est-&#224;-dire du travail de d&#233;bit cardiaque ou
CPO = Qc x PA moyenne ; valeur divis&#233;e par 451 pour une
conversion en Watts). De nombreuses &#233;tudes ont d&#233;montr&#233;
le pouvoir pr&#233;dictif du CPO sur la mortalit&#233; dans de nombre
de sc&#233;narios cliniques tels que le choc cardiog&#233;nique isch&#233;mique,
les cardiomyopathies non isch&#233;miques et les myocardites
aigu&#235;s. Il est actuellement admis qu'un CPO &lt; 0,6 W est
pr&#233;dictif d'une aggravation de l'insuffisance cardiaque (&#224; J30)
et qu'un CPO &lt; 0,53 W a une valeur pr&#233;dictive de mortalit&#233;
dans le choc cardiog&#233;nique &lt;sup&gt;(6)&lt;/sup&gt;.
&lt;br /&gt;Chez les patients devant b&#233;n&#233;ficier d'une angioplastie &#224; haut
risque, c'est le maintien d'une bonne PA moyenne qui prime,
alors que celui du CPO n'importe que lors d'une baisse significative
du d&#233;bit cardiaque natif, par exemple en cas de complications
proc&#233;durales ou isch&#233;miques. A l'inverse, les patients en
choc cardiog&#233;nique, notamment compliquant un syndrome
coronaire aigu ou un infarctus du myocarde, sont plus d&#233;pendants
d'une assistance circulatoire, capable de g&#233;n&#233;rer un CPO
&gt; 0,6 W, sans devoir recourir &#224; l'utilisation d'inotropes ou de
vasopresseurs potentiellement d&#233;l&#233;t&#232;res. Les assistances circulatoires
peuvent donc &#234;tre compar&#233;es et jug&#233;es par rapport &#224;
leurs capacit&#233;s d'assurer, ou mieux de d&#233;passer les seuils critiques
de PA moyenne, de d&#233;bit cardiaque et de CPO.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;&#10140;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Principes de la protection myocardique&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'optimisation des conditions h&#233;modynamiques am&#233;liorant
l'offre, tout en r&#233;duisant la demande &#233;nerg&#233;tique, assure une
am&#233;lioration imm&#233;diate de la performance ainsi qu'une pr&#233;servation
optimale du myocarde au long cours. D'autres facteurs
affect&#233;s &#224; divers degr&#233;s par les diff&#233;rents types d'assistance
circulatoire ont un impact sur la pr&#233;servation du tissu
myocardique, comme la r&#233;duction de la charge ventriculaire
gauche, contribuant, entre autres, &#224; diminuer le relargage d'endoth&#233;line,
de calcium et du taux d'apoptose, qui peuvent avoir
un effet favorable sur l'extension de l'isch&#233;mie ou de la n&#233;crose.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;La demande myocardique en oxyg&#232;ne&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle d&#233;pend essentiellement de la fr&#233;quence cardiaque, de
la contractilit&#233;, de la masse musculaire et des conditions de
pr&#233;- et de post-charge ventriculaire. D'un point de vue physiologique,
la courbe de pression-volume est le meilleur
moyen de capter et d'interpr&#233;ter les interrelations complexes.. &lt;br /&gt;Les points marquants de cette boucle sont connus, et nous ne rappellerons donc que les &#233;l&#233;ments remarquables suivants &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;(Figure 1)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; :
&lt;br /&gt;- La boucle de PV pr&#233;sente une limite inf&#233;rieure (EDPVR : &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;End-
Diastolic Pressure-Volume Relationship&lt;/em&gt;) qui caract&#233;rise les
propri&#233;t&#233;s passives du ventricule gauche.
&lt;br /&gt;- La boucle PV pr&#233;sente une limite sup&#233;rieure (ESPVR : &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;End-
Systolic Pressure-Volume Relationship&lt;/em&gt;) dont la pente Emax
(correspondant &#224; l'&#233;lastance t&#233;l&#233;systolique du VG) et l'intersection
avec l'axe volume (Vo) caract&#233;risent la contractilit&#233;
ventriculaire, ind&#233;pendamment des conditions de charge.
&lt;br /&gt;- La surface PV (PVA : &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Pressure-Volume Area&lt;/em&gt;) est le meilleur
marqueur de la consommation en oxyg&#232;ne/cycle.
&lt;br /&gt;- La PVA se compose de la surface de la boucle PV proprement
dite (travail du myocarde g&#233;n&#233;r&#233; &#224; chaque cycle : SW : &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Stroke
Work&lt;/em&gt;) et de la surface PE (&#233;nergie potentielle r&#233;siduelle du
myocarde &#224; la fin de chaque cycle).
&lt;br /&gt;- PVA = SW + PE.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme la PVA est &#233;troitement corr&#233;l&#233;e &#224; la consommation
en oxyg&#232;ne par cycle cardiaque, l'un des moyens les plus efficaces
de la r&#233;duire est de diminuer la fr&#233;quence cardiaque
au niveau le plus bas cliniquement tol&#233;r&#233;. De plus, la PVA
est un marqueur de consommation en oxyg&#232;ne ind&#233;pendant
des conditions de charge (peu importent les contributions
respectives du SW ou du PE &#224; la PVA). Ainsi de nombreuses
conditions diff&#233;rentes de pr&#233;- et de post-charge
peuvent g&#233;n&#233;rer des proportions diff&#233;rentes
de PE et de SW avec la m&#234;me valeur de la
PVA, correspondant donc &#224; la m&#234;me
consommation en oxyg&#232;ne. Enfin, il existe
une corr&#233;lation positive entre la PVA et la
contractilit&#233; myocardique (Emax). La
consommation en oxyg&#232;ne augmente proportionnellement
&#224; la contractilit&#233;.
&lt;br /&gt;Ces concepts et les boucles de pression-volume
permettront de comparer les effets h&#233;modynamiques
et m&#233;taboliques de diff&#233;rents types
d'assistance circulatoire &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;(Figure 2)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;L'offre myocardique en oxyg&#232;ne&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En conditions normales, le c&#339;ur est capable
d'extraire plus d'oxyg&#232;ne (O&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt;) du sang circulant
que tout autre organe (diff&#233;rence art&#233;rio-
veineuse du contenu en O&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt; &gt;10-12 ml
O&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt;/100 ml). A la diff&#233;rence des autres organes,
le m&#233;tabolisme cardiaque est quasi exclusivement
a&#233;robie, donc lorsque la demande myocardique
en oxyg&#232;ne augmente, il n'y a que
deux moyens d'y parvenir : augmenter le flux,
c'est-&#224;-dire le d&#233;bit coronaire, ou la concentration
sanguine en O&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt;. Le flux coronaire, suivant
les principes de la dynamique des fluides,
est directement li&#233; &#224; la diff&#233;rence des pressions
moyennes entre l'aorte et l'oreillette
droite et inversement li&#233; &#224; la r&#233;sistance de la
microcirculation (maximale en systole, la perfusion
coronaire se faisant en diastole). A fr&#233;quence
cardiaque et r&#233;sistance des vaisseaux
&#233;picardiques &#224; peu pr&#232;s fixes (par exemple en
cas de coronaropathie stable), le d&#233;bit coronaire
peut &#234;tre augment&#233; par &#233;l&#233;vation de la PA moyenne,
r&#233;duction de la pression auriculaire droite et de la PTDVG ou
bien encore en ouvrant la microcirculation. La r&#233;sistance de la
microcirculation est &#233;troitement r&#233;gul&#233;e par des facteurs m&#233;taboliques,
neuro-humoraux, des m&#233;canismes d'autor&#233;gulation
et des facteurs compressifs externes ainsi que des facteurs diastoliques.
Plus simplement, la r&#233;sistance microvasculaire d&#233;pend
&#233;troitement de la tension pari&#233;tale du muscle cardiaque.
&lt;br /&gt;L'assistance circulatoire id&#233;ale devrait augmenter le flux/le
d&#233;bit coronaire par &#233;l&#233;vation de la PA moyenne, surtout en
diastole (effet principal de la CPBIA), par diminution de la
PTDVG et/ou en r&#233;duisant significativement la tension pari&#233;tale,
donc la r&#233;sistance de la microcirculation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;Optimisation de l'offre et de la demande&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En corollaire des principes &#233;voqu&#233;s plus haut, l'assistance circulatoire
qui affectera favorablement tant l'offre que la consommation
en O&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt; aura le meilleur impact sur la protection myocardique.
&lt;br /&gt;La r&#233;duction de la pression et du volume t&#233;l&#233;diastoliques
affecte favorablement les deux aspects de cette balance : am&#233;lioration
de l'offre, r&#233;duction de la demande en O&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt;. L'assistance
circulatoire id&#233;ale devrait donc &#234;tre capable de r&#233;duire la
demande myocardique en O&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt; et la tension pari&#233;tale en d&#233;pla&#231;ant
la boucle de PV vers la gauche (par diminution de la pression
et du volume t&#233;l&#233;diastoliques, de la pression systolique maximale ainsi que du volume t&#233;l&#233;systolique), r&#233;duisant &#224; la fois
le SW et le PE, tout en augmentant l'offre en oxyg&#232;ne par &#233;l&#233;vation
de la PA moyenne et du d&#233;bit coronaire &lt;sup&gt;(6)&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;&#10140;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Particularit&#233;s de la CPBIA&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De mise en place ais&#233;e et rapide (7F, ponction f&#233;morale, choix
du ballon en fonction de la taille du patient, en respectant une
distance de s&#233;curit&#233; par rapport aux origines des art&#232;res r&#233;nales
et de l'isthme aortique&#8230;), elle ne n&#233;cessite qu'une anticoagulation
standard et ne pr&#233;sente qu'un faible taux de complications.
&lt;br /&gt;L'inflation du ballon lors de la fermeture des sigmo&#239;des
aortiques contribue &#224; augmenter la pression diastolique et ainsi
la perfusion coronaire. Sa d&#233;flation en d&#233;but de systole r&#233;duit
la post-charge VG, donc la consommation myocardique en oxyg&#232;ne.
&lt;br /&gt;L'augmentation diastolique et la r&#233;duction de la postcharge
contribuent (en conditions optimales : rythme r&#233;gulier
non tachycarde) &#224; une l&#233;g&#232;re augmentation du d&#233;bit cardiaque
(Qc) de 0,2-0,4 l/min. Dans les situations de bas d&#233;bit, en particulier
dans le choc cardiog&#233;nique, on peut s'attendre &#224; une am&#233;lioration
du Qc d'environ 20%. Les mesures directes du flux coronaire
montrent :
&lt;br /&gt;- une am&#233;lioration de la perfusion des vaisseaux perm&#233;ables
par la CPBIA, mais non des vaisseaux significativement st&#233;nos&#233;s
&lt;sup&gt;(7)&lt;/sup&gt;. Associer la CPBIA au traitement par inotropes est
souvent contre-productif car l'&#233;l&#233;vation du d&#233;bit syst&#233;mique
se fait au prix d'une augmentation du travail cardiaque
et de la consommation en oxyg&#232;ne, aggravant
l'isch&#233;mie myocardique et la spirale du choc &lt;sup&gt;(6)&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;La CPBIA dans la prise en charge de l'infarctus compliqu&#233; ou non d'un &#233;tat de choc&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;En 2009, Sjauw, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al. &lt;/em&gt; &lt;sup&gt;(1)&lt;/sup&gt; ont proc&#233;d&#233; &#224; une m&#233;ta-analyse (M1)
des 7 essais randomis&#233;s portant sur l'utilisation de la CPBIA
dans l'infarctus (STEMI). En l'absence d'essai randomis&#233; portant
sur l'utilisation de la CPBIA dans le STEMI compliqu&#233; de
choc cardiog&#233;nique, ils ont r&#233;alis&#233; une 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; m&#233;ta-analyse (M2)
des donn&#233;es de 9 registres. Pour int&#233;grer la m&#233;ta-analyse,
le crit&#232;re de s&#233;lection essentiel &#233;tait la documentation des
taux de mortalit&#233; hospitali&#232;re ou &#224; J30 de ces patients trait&#233;s
soit de mani&#232;re conservative, soit par thrombolyse, soit
par angioplastie primaire.
&lt;br /&gt;En l'absence de choc cardiog&#233;nique, la m&#233;ta-analyse M1
(n = 1 009 patients) n'a montr&#233; aucun avantage en faveur
de la CPBIA en termes de r&#233;duction de la mortalit&#233; &#224; J30 (diff&#233;rence
du risque : 1% ; IC : 95 % [- 3-4%] ; p = 0,75, &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;Figure 3A&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;) ou
d'am&#233;lioration de la fonction VG (diff&#233;rence moyenne de
0,1% ; IC : 95% [2,2-2 %] ; p = 0,93, &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;Figure 3B&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;), mais au prix d'une augmentation
significative des complications h&#233;morragiques
(6% ; IC : 95% [1-11%] ; p = 0,02, &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;Figure 3D&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;) et des AVC (2% ; IC : 95% [0-4%] ; p = 0,03, &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;Figure 3C&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;).
&lt;br /&gt;La m&#233;ta-analyse M2 des donn&#233;es de registres (n = 10 529
patients) a conclu que les patients en choc cardiog&#233;nique,
thrombolys&#233;s pour leur infarctus, b&#233;n&#233;ficiaient de la CPBIA
avec une r&#233;duction du taux de mortalit&#233; &#224; J30 de 18%
(IC : 95% [16-20%] ; p &lt; 0,0001, &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;Figure 4A&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;). Ce groupe avait cependant
b&#233;n&#233;fici&#233; d'un taux de revascularisation secondaire (angioplastie
de sauvetage ou pontage chirurgical) nettement plus
&#233;lev&#233; (39%) que celui sans assistance h&#233;modynamique (9%),
l'avantage de survie &#233;tant probablement d&#251; &#224; la revascularisation
et non &#224; la CPBIA (RR : 4 ; IC : 95% [3,6-4,5] ; p &lt; 0,001, &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;Figure 4B&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;).
&lt;br /&gt;De mani&#232;re surprenante et contre-intuitive, en cas d'angioplastie
primaire, l'utilisation de la CPBIA &#233;tait d&#233;favorable avec
une surmortalit&#233; de 6% (IC : 95% [3-10%] ; p &lt; 0,0008) &#224; J30 &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;(Figures 4A et 4B)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;.
&lt;br /&gt;Dans cette m&#233;ta-analyse de registres, domin&#233;e par l'important
registre am&#233;ricain NRMI-2, les biais &#233;taient nombreux
et l'interpr&#233;tation des r&#233;sultats reste sujette &#224; discussion,
r&#233;clamant une &#233;tude randomis&#233;e bien con&#231;ue et suffisamment
calibr&#233;e &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;(cf. infra SHOCK II)&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;La CPBIA dans la prise en charge des SCA (STEMI et NSTEMI) compliqu&#233;s ou non d'un &#233;tat de choc&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Suivant une m&#234;me d&#233;marche, Bahekar, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al.&lt;/em&gt; &lt;sup&gt;(2)&lt;/sup&gt; ont publi&#233; en
2012 une m&#233;ta-analyse sur l'utilisation de la CPBIA dans l'infarctus
du myocarde &#224; haut risque, compliqu&#233; ou non de choc.
&lt;br /&gt;Ils avaient s&#233;lectionn&#233; 16 essais prospectifs (n = 13), randomis&#233;s
et non randomis&#233;s, et des essais r&#233;trospectifs (n = 3).
&lt;br /&gt;La m&#233;thodologie &#233;tait moins rigoureuse &#224; mon sens, car ils
incluaient des STEMI, mais aussi des NSTEMI, des patients &#171; &#224;
haut risque &#187; sans choc cardiog&#233;nique pr&#233;sentant une PAS
&lt; 100 mmHg, un flux TIMI 0-2 dans le vaisseau coupable malgr&#233;
une recanalisation en phase aigu&#235;, avec persistance d'un
sus-d&#233;calage de ST post-proc&#233;dural, une FEVG &lt; 45%, une
occlusion de pontage veineux et des arythmies ventriculaires
malignes. Le choc cardiog&#233;nique &#233;tait admis en cas de PAS
&lt; 90 mmHg durant &gt; 30 min ne r&#233;pondant pas au remplissage
ou un index cardiaque &lt; 2,2 l/min/m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt;.
&lt;br /&gt;Par ailleurs, il existait une importante h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; :
&lt;br /&gt;- de prise en charge th&#233;rapeutique : traitement conservateur,
thrombolyse avec diff&#233;rentes mol&#233;cules, streptokinase ou
alteplase, type d'antiagr&#233;gation plaquettaire, utilisation ou
non d'anti-GPIIb/IIIa ;
&lt;br /&gt;- du type et du timing de la m&#233;thode de revascularisation :
angioplastie primaire, de sauvetage ou pontage chirurgical ;
&lt;br /&gt;- des crit&#232;res de mise en place de la CPBIA variables quant aux
donn&#233;es h&#233;modynamiques, &#224; l'&#226;ge, &#224; la s&#233;v&#233;rit&#233; des l&#233;sions
coronaires, mais respectant les contre-indications admises.
&lt;br /&gt;Dans cette m&#233;ta-analyse, le crit&#232;re de jugement principal &#233;tait
un composite associant d&#233;c&#232;s toute cause, r&#233;cidive d'infarctus,
isch&#233;mie myocardique r&#233;cidivante.
&lt;br /&gt;Le crit&#232;re secondaire : incidence d'h&#233;morragies mod&#233;r&#233;es (pas
d'aggravation des conditions h&#233;modynamiques, mais n&#233;cessitant
la transfusion de CGR) ou s&#233;v&#232;res (h&#233;morragie intracr&#226;nienne,
intra-oculaire ou intrap&#233;riton&#233;ale), h&#233;morragies
aggravant l'&#233;tat h&#233;modynamique ou conduisant &#224; une chute
de l'Hb &gt; 3 g/dl ou n&#233;cessitant la transfusion de &gt; 2 CGR durant
la proc&#233;dure index, ou l'hospitalisation, soit &#224; J7.
&lt;br /&gt;L'analyse des donn&#233;es &#233;tait complexe, d'autant que le registre
am&#233;ricain NRMI-2, prospectif, observationnel, pesait de
mani&#232;re dominante (23 180 patients, soit 61,78% du collectif
total analys&#233;) avec un risque certain de biais.
Les r&#233;sultats &#233;taient intrigants : le taux de mortalit&#233; des patients
trait&#233;s pour un STEMI (en &#233;tat de choc ou non, toutes situations h&#233;modynamiques confondues) n'&#233;tait pas am&#233;lior&#233; dans le
groupe CPBIA (RR : 1,11 ; IC [0,69-1,78] ; p = 0,67). R&#233;sultat
inchang&#233; apr&#232;s une nouvelle analyse des donn&#233;es et l'exclusion
du registre NRMI-2, jug&#233; dominant et source de biais.
&lt;br /&gt;Aucune diff&#233;rence de mortalit&#233; n'a &#233;t&#233; constat&#233;e entre les
groupes b&#233;n&#233;ficiant ou non d'une CPBIA, en limitant l'analyse
aux seuls essais randomis&#233;s concernant cette m&#234;me population
de patients, ni portant en particulier sur les STEMI &#224; haut risque,
mais sans &#233;tat de choc.
&lt;br /&gt;Seuls les patients pr&#233;sentant un STEMI compliqu&#233; de choc semblaient
b&#233;n&#233;ficier de l'assistance h&#233;modynamique par CPBIA
avec une r&#233;duction significative (28%) de la mortalit&#233; intrahospitali&#232;re
(RR : 0,72 ; IC [0,60-0,86] ; p &lt; 0,0004).
&lt;br /&gt;Par ailleurs, dans le groupe de patients sous CPBIA, aucune r&#233;duction
significative n'&#233;tait observ&#233;e quant aux taux de r&#233;cidive
d'infarctus ou de r&#233;cidive isch&#233;mique, en revanche une augmentation
significative du taux de complications h&#233;morragiques
mod&#233;r&#233;es (RR : 1,71 ; IC [1,03-2,85] ; p = 0,04) et majeures
(RR : 4,01 ; IC [2,66-6,06] ; p &lt; 0,0001) &#233;tait not&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;En cas de doute, randomisons&#8230; : IABP-SHOCK II&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Les r&#233;sultats de cette premi&#232;re &#233;tude randomis&#233;e, multicentrique,
prospective, sur l'utilisation de la CPBIA dans le choc
cardiog&#233;nique &#233;taient tr&#232;s attendus &lt;sup&gt;(3)&lt;/sup&gt;. Pr&#233;sent&#233;e par Thiele
&#224; l'ESC 2012, m&#233;thodologiquement bien con&#231;ue et statistiquement
robuste, elle a inclus 600 patients pr&#233;sentant un
infarctus compliqu&#233; de choc (l&#233;sions tritronculaires dans plus
de 50% des cas). Les patients &#233;taient r&#233;partis en 2 groupes :
un groupe de 300 patients b&#233;n&#233;ficiant d'un support h&#233;modynamique
par CPBIA (apr&#232;s la proc&#233;dure d'angioplastie
dans 86,6% des cas) et l'autre non (298 patients, dont 10%
de cross-over vers le groupe CPBIA), la prise en charge th&#233;rapeutique
&#233;tant optimale par ailleurs : traitement pharmacologique
et revascularisation pr&#233;coce essentiellement par
angioplastie primaire (&gt; 95%), taux de pontage chirurgical
de 3,5% seulement.
&lt;br /&gt;La mortalit&#233; toute cause &#224; J30, crit&#232;re principal d'efficacit&#233;,
n'&#233;tait pas significativement r&#233;duite dans le groupe CPBIA
(39,7% &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;versus&lt;/em&gt; 41,3% dans le groupe contr&#244;le ; RR : 0,96 ;
IC 95% [0,79-1,17] ; p = 0,69) &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;[Figure 5]&lt;/em&gt; &lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;. Il n'&#233;tait pas non
plus observ&#233; de diff&#233;rences significatives entre les 2 groupes
concernant les crit&#232;res secondaires : d&#233;lais jusqu'&#224; la stabilisation
h&#233;modynamique, dur&#233;e du s&#233;jour en USIC, taux plasmatique
des lactates, dose et dur&#233;e du traitement par cat&#233;cholamines,
fonction r&#233;nale. Si l'utilisation de la CPBIA (dur&#233;e
m&#233;diane : 3 jours) n'apportait aucun b&#233;n&#233;fice en termes d'efficacit&#233;,
elle pr&#233;sentait un profil de s&#233;curit&#233; satisfaisant et
n'&#233;tait pas associ&#233;e &#224; un taux plus &#233;lev&#233; de complications
par rapport au groupe contr&#244;le : h&#233;morragies majeures
(3,3% &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;versus&lt;/em&gt; 4,4% ; p = 0,51), isch&#233;mies p&#233;riph&#233;riques (4,3%
&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;versus&lt;/em&gt; 3,4% ; p = 0,53), sepsis (15,7% &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;versus&lt;/em&gt; 20,5% ; p = 0,15)
et AVC (0,7% versus 1,7% ; p = 0,28 ).
&lt;br /&gt;Bien que n&#233;gatifs, les r&#233;sultats de cet essai nous orientent
vers une utilisation plus rationnelle de la CPBIA dans une
situation clinique o&#249; la mortalit&#233; reste &#233;lev&#233;e (40%), malgr&#233;
les progr&#232;s r&#233;alis&#233;s (taux &#233;lev&#233; de revascularisation par
angioplastie primaire, d&#233;lais de prise en charge et &#171; door to
balloon &#187; courts, environnement pharmacologique avec
des antiagr&#233;gants plaquettaires puissants, prise en charge
en USIC&#8230;). Les r&#233;sultats sur la mortalit&#233; &#224; 6 et 12 mois (crit&#232;res
secondaires pr&#233;d&#233;finis) seront riches d'enseignements
et tr&#232;s attendus (d'autant plus que les r&#233;sultats de SHOCK
&#233;taient &#233;galement n&#233;gatifs &#224; J30, mais positifs &#224; 6 mois) .&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;La CPBIA dans les complications cardiaques apr&#232;s STEMI&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;&#10140;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Insuffisance mitrale aigu&#235;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle peut survenir en phase subaigu&#235; par dilatation du VG, dysfonction
d'un muscle papillaire ou rupture de celui-ci (ou de ses
cordages tendineux) et se complique rapidement d'un oed&#232;me
aigu pulmonaire et de choc. Le traitement repose sur la r&#233;duction
de la post-charge pour diminuer le volume r&#233;gurgitant et
la congestion pulmonaire. En plus du traitement intraveineux
par diur&#233;tique, vasodilatateur, ou &#233;ventuellement par inotropes,
la CPBIA peut aider &#224; stabiliser le patient en attendant la correction
chirurgicale urgente (plastie ou remplacement valvulaire).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;&#10140;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Rupture du septum interventriculaire&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle se manifeste, en phase subaigu&#235;, par une d&#233;t&#233;rioration
h&#233;modynamique brutale, un souffle systolique parasternal
bruyant sans irradiation. L'exploration &#233;chocardiographique
permet de confirmer le diagnostic, de d&#233;terminer sa topographie
et de quantifier le shunt gauche-droit.
&lt;br /&gt;La CPBIA peut aider &#224; stabiliser les patients en attendant le
bilan invasif et surtout la correction chirurgicale, dont le
timing optimal reste controvers&#233; : rapide, elle s'accompagne
d'un taux de mortalit&#233; et de r&#233;cidive &#233;lev&#233; ; &#224; distance,
elle est plus ais&#233;e &#224; r&#233;aliser dans un tissu cicatriciel, avec toutefois
le risque d'extension de rupture, de tamponnade, voire
de d&#233;c&#232;s en attendant l'op&#233;ration. La mortalit&#233; reste &#233;lev&#233;e,
en particulier dans les localisations inf&#233;ro-basales par
rapport aux ant&#233;ro-septales.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;La CPBIA dans les angioplasties &#224; haut risque, hors SCA&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Dans l'&#233;tude anglaise prospective, multicentrique, BCIS-1 &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;(Balloon
Pump-Assisted Coronary Intervention Study)&lt;/em&gt;, men&#233;e de
2005 &#224; 2009 (8,9), 301 patients pr&#233;sentant une insuffisance cardiaque
(FEVG &#8804; 30%) due &#224; une coronaropathie s&#233;v&#232;re ont &#233;t&#233;
randomis&#233;s en un groupe CPBIA (mise en place &#233;lective avant de
proc&#233;der &#224; une angioplastie &#224; haut risque) &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;versus &lt;/em&gt; un groupe sans
contre-pulsion. Les r&#233;sultats de l'objectif primaire (MACCE &#224; 28
jours : d&#233;c&#232;s, infarctus, n&#233;cessit&#233; d'une proc&#233;dure de revascularisation
ou &#233;v&#233;nement c&#233;r&#233;bro-vasculaire) ne diff&#233;raient pas
significativement dans les 2 groupes (MACCE CPBIA 15,2% &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;versus&lt;/em&gt;
16% ; p = 0,85. OR : 0,94 ; IC 95% [0,51-1,76]). Apr&#232;s un suivi
m&#233;dian de 51 mois, si la mortalit&#233; toute cause (puissance statistique
de l'&#233;tude insuffisante pour ce crit&#232;re de jugement secondaire)
&#233;tait notablement am&#233;lior&#233;e (28% &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;versus&lt;/em&gt; 38,7% ; p = 0,04 ;
HR : 0,66, IC [0,44-0,98]) &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;[Figure 6]&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;, aucune r&#233;duction significative n'&#233;tait
constat&#233;e pour les MACCE dans le groupe CPBIA.
&lt;br /&gt;Ainsi les auteurs ne pouvaient recommander l'utilisation
prophylactique de la CPBIA pendant l'angioplastie, m&#234;me
dans ce groupe de patients &#224; haut risque.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Derni&#232;res recommandations des soci&#233;t&#233;s savantes&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;&#10140;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;ACC/AHA : guidelines STEMI 2013&lt;/em&gt; &lt;sup&gt;(4)&lt;/sup&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La revascularisation coronaire urgente, par angioplastie ou chirurgicale,
est recommand&#233;e chez les patients appropri&#233;s, en
choc cardiog&#233;nique compliquant un STEMI, quel qu'en soit le
d&#233;lai de survenue (I B).
&lt;br /&gt;En l'absence de contre-indications, un traitement fibrinolytique
devrait &#234;tre administr&#233; aux patients en &#233;tat de choc cardiog&#233;nique
compliquant un STEMI qui ne seraient pas candidats &#224;
une revascularisation par angioplastie ou chirurgie (I B).
&lt;br /&gt;Chez les patients en &#233;tat de choc cardiog&#233;nique, l'utilisation de
la CPBIA &#171; peut &#234;tre utile &#187; en l'absence d'une stabilisation h&#233;modynamique
rapide (IIa B).
&lt;br /&gt;L'utilisation d'autres types d'assistance circulatoire alternative
(Impella, ECMO, Tandem Heart&#8230;) &#171; peut &#234;tre envisag&#233;e &#187; en
cas de choc cardiog&#233;nique r&#233;fractaire (IIb C).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;&#10140;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;ESC : guidelines STEMI 2012 &lt;sup&gt;(5)&lt;/sup&gt; &lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;(Tableau)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En l'absence de r&#233;sultats d'essais randomis&#233;s et des r&#233;sultats
de l'IABP-SHOCK II, ceux des registres portant sur la CPBIA
dans le choc cardiog&#233;nique compliquant un infarctus STEMI,
couvrant les trois &#232;res de traitement : &#171; pr&#233;fibrinolytiques &#187;,
par fibrinolytiques enfin par angioplastie primaire, &#233;taient
&#233;quivoques.
&lt;br /&gt;Le comit&#233; de r&#233;daction, pr&#233;sid&#233; par le Pr Steg, a d&#233;grad&#233; la recommandation
de l'utilisation de la CPBIA dans ce contexte &#224; IIb B.
&lt;br /&gt;L'utilisation syst&#233;matique de la CPBIA lors d'une angioplastie
primaire en phase aigu&#235; de STEMI, en l'absence de choc cardiog&#233;nique,
n'est pas recommand&#233;e (III A).
&lt;br /&gt;L'utilisation des autres types d'assistance ventriculaire dans le
choc cardiog&#233;nique r&#233;fractaire n'est pas recommand&#233;e en premi&#232;re
intention, mais peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e, au cas par cas, en
tenant compte de l'exp&#233;rience des op&#233;rateurs, de l'&#226;ge des
patients et de leurs comorbidit&#233;s (IIb C).&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;En conclusion&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Alors, restent-ils des indications de la CPBIA dans la prise en
charge des SCA ? Suivons les guidelines actuelles et attendons
les r&#233;sultats &#224; long terme de l'&#233;tude IABP-SHOCK II, qui
risquent, en cas de n&#233;gativit&#233; persistante &#224; 6 et 12 mois, de
conduire &#224; une d&#233;gradation suppl&#233;mentaire du niveau de
recommandation de la CPBIA dans le choc cardiog&#233;nique
compliquant l'infarctus.
&lt;br /&gt;L'efficacit&#233; des autres types d'assistance circulatoire reste &#224;
d&#233;montrer par des &#233;tudes randomis&#233;es&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Troubles conductifs apr&#232;s TAVI</title>
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		<dc:subject>Cardiologie Interventionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>TAVI</dc:subject>
		<dc:subject>Gauthier Mouillet</dc:subject>
		<dc:subject>Emmanuel Teiger</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;1. Mouillet G, Lellouche N, Lim P, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al.&lt;/em&gt; Patients without prolonged
QRS after TAVI with CoreValve device do not experience high-degree
atrio-ventricular block. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Catheter Cardiovasc Interv&lt;/em&gt; 2012. In Press.
&lt;br /&gt;2. Tchetche D, Modine T, Farah B, Vahdat O, Sudre A, Koussa M,
Lereun C, Nejjari M, Choby M, Rosencher J, Sorbets E, Fajadet J.
&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;EuroIntervention&lt;/em&gt; 2012 ; 8(5) : 556-62.
&lt;br /&gt;3. Buellesfeld L, Stortecky S, Heg D, Hausen S, Mueller R, Wenaweser P,
Pilgrim T, Gloekler S, Khattab AA, Huber C, Carrel T, Eberle B, Meier B,
Boekstegers P, Juni P, Gerckens U, Grube E, Windecker S. Impact of
permanent pacemaker implantation on clinical outcome among
patients undergoing transcatheter aortic valve implantation. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;J Am
Coll Cardiol&lt;/em&gt; 2012 ; 60 : 493-501.
&lt;br /&gt;4. Sweeney MO, Prinzen FW. A new paradigm for physiologic ventricular
pacing. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;J Am Coll Cardiol &lt;/em&gt; 2006 ; 47(2) : 282-8.
&lt;br /&gt;5. Brenyo A, Goldenberg I, Barsheshet A. The downside of right ventricular
apical pacing. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Indian Pacing Electrophysiol J&lt;/em&gt; 2012 ; 12(3) :
102-13. In Press.
&lt;br /&gt;6. Vardas PE, Auricchio A, Blanc JJ, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al.&lt;/em&gt; [Guidelines in cardiac pacing
and resynchronization therapy]. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Kardiol Pol&lt;/em&gt; 2007 ; 65(12) : 1449-87 ;
discussion 88-9. Wytyczne dotyczace stymulacji serca i resynchronizacji.
&lt;br /&gt;7. Piazza N, Nuis RJ, Tzikas A, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al.&lt;/em&gt; Persistent conduction abnormalities
and requirements for pacemaking six months after transcatheter
aortic valve implantation. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;EuroIntervention&lt;/em&gt; 2010 ; 6(4) : 475-84.
&lt;br /&gt;8. Vernooy K, Verbeek XA, Peschar M, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al. &lt;/em&gt; Left bundle branch block
induces ventricular remodelling and functional septal hypoperfusion.
&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Eur Heart J&lt;/em&gt; 2005 ; 26(1) : 91-8.
&lt;br /&gt;9. Sundell J, Engblom E, Koistinen J, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al. &lt;/em&gt; The effects of cardiac resynchronization therapy on left ventricular function, myocardial energetics,
and metabolic reserve in patients with dilated cardiomyopathy
and heart failure. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;J Am Coll Cardiol &lt;/em&gt; 2004 ; 43(6) : 1027-33.
&lt;br /&gt;10. Mouillet G, Lellouche N, Lim P, Meguro K, Yamamoto M, Deux JF,
Monin JL, Bergo&#235;nd E, Dubois-Rand&#233; JL, Teiger E. &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Catheter Cardiovasc
Interv&lt;/em&gt; 2012. In press.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?-Cahier-de-cardiologie,1047-" rel="directory"&gt;Cahier de cardiologie interventionnelle&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Cardiologie-Interventionnelle,1555-+" rel="tag"&gt;Cardiologie Interventionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-TAVI-+" rel="tag"&gt;TAVI&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Gauthier-Mouillet-+" rel="tag"&gt;Gauthier Mouillet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Emmanuel-Teiger-+" rel="tag"&gt;Emmanuel Teiger&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.consensus-online.fr/local/cache-vignettes/L150xH95/arton1980-30710.png&quot; width='150' height='95' style='height:95px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le TAVI a connu ces 5 derni&#232;res ann&#233;es une expansion
importante en France et en Europe. Il se d&#233;veloppe &#233;galement
aux Etats-Unis. Les premiers grands registres et essais
randomis&#233;s ont &#233;t&#233; publi&#233;s entre 2011 et 2012.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'essai PARTNER conduit aux Etats-Unis et les grands registres
europ&#233;ens, notamment le Registre fran&#231;ais, ont permis de
pr&#233;ciser les r&#233;sultats et les principales complications du TAVI :
&lt;br /&gt;- la mortalit&#233; globale &#224; 30 jours varie selon les s&#233;ries de 4 &#224; 10% ;
&lt;br /&gt;- les AVC, l&#233;g&#232;rement plus nombreux qu'avec la chirurgie, surviennent
dans 1 &#224; 5% des s&#233;ries ;
&lt;br /&gt;- les complications vasculaires se situent aux alentours de 10%
avec un impact important sur les &#233;v&#233;nements ;
&lt;br /&gt;- les insuffisances aortiques initialement sous-estim&#233;es surviennent
dans 15% des cas avec un retentissement important sur
le pronostic global ;
&lt;br /&gt;- enfin, la survenue de troubles conductifs de haut degr&#233; apr&#232;s
implantation de bioproth&#232;se percutan&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Fr&#233;quence des troubles conductifs et m&#233;canismes&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;On les &#233;value &#224; 15% en moyenne avec une variabilit&#233; importante
entre les 2 types de proth&#232;ses : 25% pour les syst&#232;mes Core-
Valve Medtronic et 5 &#224; 9% pour la valve Edwards. A cette variabilit&#233;
li&#233;e au type de mat&#233;riel, s'ajoute la variabilit&#233; observ&#233;e
selon les centres. Les donn&#233;es du registre France 2 pour la Core-
Valve mettent en &#233;vidence des taux de survenue allant de 10 &#224;
55% selon les centres d'implantation. Quant aux m&#233;canismes,
ils ont &#233;t&#233; abondamment d&#233;crits dans la litt&#233;rature : les donn&#233;es
anatomiques expliquent les relations entre anneau aortique et
voies de conduction. Le passage des voies de conduction au
niveau du triangle de Koch entre la cusp coronaire droite et non
coronaire avant de plonger dans le septum &#233;pais les expose aux
pressions m&#233;caniques exerc&#233;es par les dispositifs proth&#233;tiques.
&lt;br /&gt;Pressions m&#233;caniques probablement amplifi&#233;es par la perte
importante d'&#233;lasticit&#233; valvulaire cons&#233;cutive &#224; la calcification
des feuillets. Une l&#233;sion perproc&#233;durale de la branche gauche
avec un bloc de branche droit (BBD) pr&#233;existant explique facilement
la survenue d'un BAV complet. De m&#234;me, une position
basse de la proth&#232;se sur un septum hypertrophi&#233; peut parfaitement
comprimer la branche gauche &#224; ce niveau.
&lt;br /&gt;Dans cette population de patients &#226;g&#233;s porteurs d'une st&#233;nose
calcifi&#233;e de la valve aortique, la pr&#233;sence de troubles conductifs
pr&#233;existants &#224; l'implantation est &#233;galement fr&#233;quente avec
un risque suppl&#233;mentaire de trouble conductif.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Troubles conductifs et troubles du rythme pr&#233;existants&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Dans une population &#226;g&#233;e en moyenne de plus de 80 ans, il n'est
pas &#233;tonnant que 26% des patients pr&#233;sentent un ant&#233;c&#233;dent
de FA et que 15% aient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; implant&#233;s d'un PM. A cela s'ajoutent
les troubles de conduction intraventriculaire de type BBD
dans 4 &#224; 14% des cas selon les s&#233;ries ainsi qu'un bloc de branche
gauche (BBG) dans 5 &#224; 25% des cas (dans 13,3% en moyenne).&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Troubles conductifs en postproc&#233;dure imm&#233;diat&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;La survenue de BAV aigu imm&#233;diatement sur table a &#233;t&#233; d&#233;crite
dans litt&#233;rature (donn&#233;es CoreValve) &lt;sup&gt;(1)&lt;/sup&gt; : 15% des patients pr&#233;sentent
un BAV complet sur table et requi&#232;rent le pacing externe
avec assez peu de donn&#233;es &#233;volutives dans la mesure o&#249; ces
patients b&#233;n&#233;ficient d'une stimulation cardiaque d&#233;finitive assez
pr&#233;cocement. Plus de la moiti&#233; pr&#233;sentent un bloc de branche
gauche large et 34% ont des QRS fins. Il y a donc une majorit&#233;
de patients dont les QRS sont larges apr&#232;s d&#233;ploiement.
&lt;br /&gt;L'&#233;volution des patients avec bloc large imm&#233;diatement se fait
vers des troubles conductifs de haut degr&#233; dans seulement 40%
des cas. En revanche, les patients avec QRS fins imm&#233;diatement
apr&#232;s proc&#233;dure ne d&#233;veloppent pas &#224; notre connaissance de
troubles conductifs de haut degr&#233;. Une &#233;tude men&#233;e sur une
cohorte de patients CoreValve a montr&#233; un cut-off de s&#233;curit&#233;
de 128 ms pour la dur&#233;e du QRS imm&#233;diatement apr&#232;s TAVI.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Crit&#232;res pr&#233;dictifs de survenue de troubles conductifs&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Plusieurs facteurs tir&#233;s &#224; chaque fois de petites s&#233;ries ont mis en
&#233;vidence des facteurs pr&#233;dictifs :
&lt;br /&gt;- la profondeur d'implantation ;
&lt;br /&gt;- la discongruence proth&#232;se-anneau aortique ;
&lt;br /&gt;- l'&#233;paisseur du septum ;
&lt;br /&gt;- la calcification de la cusp non coronaire ;
&lt;br /&gt;- la dur&#233;e du QRS en post-implantation ;
&lt;br /&gt;- la pr&#233;sence d'un bloc de branche droit pr&#233;existant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La courbe d'apprentissage a &#233;galement &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;e ainsi que
l'am&#233;lioration des dispositifs d'implantation, telle la gaine facilitant
le largage chez Medtronic : le syst&#232;me Accutrak&#174;. Finalement,
le BBD pr&#233;existant reste le crit&#232;re le plus fr&#233;quemment
associ&#233; quelles que soient les &#233;tudes.
&lt;br /&gt;Dans le registre France 2, les donn&#233;es CoreValve ont &#233;t&#233; analys&#233;es
et pr&#233;sent&#233;es au TCT 2012. Elles confirment l'importance
du BBD, mais ne permettent pas de d&#233;montrer l'impact de la
courbe d'apprentissage ou de l'utilisation du syst&#232;me Accutrak&#174;
sur une s&#233;rie de 833 patients cons&#233;cutifs. L'analyse de France 2
confirme quand m&#234;me la pr&#233;sence d'un effet centre sans que
le facteur confondant ait pu &#234;tre identifi&#233; : des &#233;carts de 10 &#224;
56% d'implantation de PM ont &#233;t&#233; constat&#233;s entre les centres
participants. Le syst&#232;me Accutrak&#174; permet un ciblage plus facile
de la zone d'implantation, comme l'avaient d&#233;crit Tchetche,
&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al.&lt;/em&gt; &lt;sup&gt;(2)&lt;/sup&gt; sans que l'effet sur la r&#233;duction des implantations de
PM soit significatif. L'absence d'effet direct de ce syst&#232;me est difficile
&#224; quantifier, mais il existe un effet synergique sur la hauteur
d'implantation d'Accutrak&#174; et l'exp&#233;rience des centres.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Impact clinique de la survenue de troubles conductifs&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Des r&#233;sultats de l'&#233;quipe de Buellesfeld, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al. &lt;/em&gt; &lt;sup&gt;(3)&lt;/sup&gt; montrent
un impact non significatif de la survenue de troubles conductifs
sur les &#233;v&#233;nements. L'&#233;tude portait sur les 2 types de bioproth&#232;ses
pr&#233;sents sur le march&#233;, mais sur une population
restreinte avec 2 centres participants.
&lt;br /&gt;Les r&#233;sultats du registre France 2 confirment ces donn&#233;es
sur une population de patients implant&#233;s avec le syst&#232;me
CoreValve. Le nombre de patients participant &#224; l'&#233;tude est
plus cons&#233;quent avec 833 sujets inclus dans 33 centres diff&#233;rents.
&lt;br /&gt;Les r&#233;sultats confirment l'absence d'impact sur des
crit&#232;res durs comme la mortalit&#233; globale et la mortalit&#233; d'origine
cardiovasculaire. De plus, des crit&#232;res composites comme
mortalit&#233;, AVC et h&#233;morragie ne sont pas impact&#233;s par la
survenue de troubles conductifs. Pourtant, la stimulation
VD permanente est associ&#233;e &#224; des effets ind&#233;sirables h&#233;modynamiques
sur la synchronisation ventriculaire, particuli&#232;rement
pour les patients porteurs de dysfonction VG. La
bonne fonction VG des patients inclus dans France 2 peut
expliquer l'impact limit&#233;, que ce soit au d&#233;but ou &#224; la fin du
suivi &#224; 1 an &lt;sup&gt;(4,5)&lt;/sup&gt;. Par ailleurs, l'implantation d'un PM peut
conduire &#224; plusieurs complications potentiellement mortelles
li&#233;es &#224; la proc&#233;dure d'implantation du dispositif luim&#234;me,
comme l'infection ou un h&#233;matome, en particulier
chez les patients &#226;g&#233;s &lt;sup&gt;(6)&lt;/sup&gt;. On aurait donc pu s'attendre &#224;
davantage de d&#233;c&#232;s cardiovasculaires chez les patients
implant&#233;s par PM apr&#232;s TAVI. Cependant, il n'a pas &#233;t&#233;
observ&#233; de diff&#233;rence sur la mortalit&#233; ou la morbidit&#233; globale
entre les patients implant&#233;s ou non d'un PM. Plusieurs
raisons peuvent expliquer ces r&#233;sultats. Premi&#232;rement
l'occurrence des BBG est fr&#233;quente apr&#232;s TAVI &lt;sup&gt;(7)&lt;/sup&gt; (37% dans
notre registre), et la survenue d'un BBG peut &#233;galement
avoir un impact n&#233;gatif sur la fonction contractile VG en
induisant un asynchronisme m&#233;canique associ&#233; &#224; des &#233;pisodes
d'insuffisance cardiaque &lt;sup&gt;(8,9)&lt;/sup&gt;. D'ailleurs, la persistance
d'un trouble de conduction intraventriculaire apr&#232;s TAVI sur
une population incluant des patients implant&#233;s avec la valve
Edwards ou la CoreValve est associ&#233;e &#224; une moins bonne
r&#233;cup&#233;ration de la FEVG.
&lt;br /&gt;Meguro, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al.&lt;/em&gt; &lt;sup&gt;(10)&lt;/sup&gt; ont montr&#233; que les patients qui avaient les
QRS les plus &#233;largis apr&#232;s TAVI avaient le pronostic le plus
p&#233;joratif. Les questions sous-tendues par ces r&#233;sultats sont
celles de la place de la stimulation multi-site (CRT). Mais il
faudra de plus grandes s&#233;ries avec une solide analyse
co&#251;t/b&#233;n&#233;fice avant de proposer la CRT dans l'algorithme
de prise en charge.
&lt;br /&gt;Finalement, les perspectives ouvertes par ces &#233;tudes concernent
les questions relatives &#224; la resynchronisation des
patients pr&#233;sentant un asynchronisme, que celui-ci soit le
fait d'une stimulation VD permanente ou d'un bloc de
branche gauche large apr&#232;s TAVI.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Strat&#233;gie retenue &#224; l'h&#244;pital Henri-Mondor de Cr&#233;teil&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Les r&#233;sultats publi&#233;s et pr&#233;sent&#233;s par plusieurs centres et
ceux de notre centre nous ont conduits &#224; adopter une strat&#233;gie
de prise en charge des troubles conductifs apr&#232;s TAVI.
Nous l'avons r&#233;sum&#233;e dans la &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;Figure&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; avec les perspectives
qui en d&#233;coulent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Prise en charge en cardiologie interventionnelle des patients sous anticoagulants oraux</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>vcondamine</dc:creator>


		<dc:subject>Gilles Rioufol</dc:subject>
		<dc:subject>Cardiologie Interventionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>Nouveaux anticoagulants oraux</dc:subject>

		<description>La r&#233;alisation d'un acte de cardiologie interventionnelle (CI) chez un patient sous traitement anticoagulant oral (ACO), non rare en pratique quotidienne, est une situation clinique &#224; risque &#233;lev&#233; de complications. Il est n&#233;cessaire de l'avoir anticip&#233;e et d'avoir mis en place les protocoles de traitement et de surveillance clinique pour limiter ses risques. Quel est le pourcentage de patients sous ACO dans le cathlab ? En pratique quotidienne, au moins 5% des patients arrivant dans le catlab sont (...)

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&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?-Cahier-de-cardiologie,1047-" rel="directory"&gt;Cahier de cardiologie interventionnelle&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Gilles-Rioufol-+" rel="tag"&gt;Gilles Rioufol&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.consensus-online.fr/local/cache-vignettes/L150xH88/arton1981-e0723.png&quot; width='150' height='88' style='height:88px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;alisation d'un acte de cardiologie interventionnelle (CI)
chez un patient sous traitement anticoagulant oral (ACO),
non rare en pratique quotidienne, est une situation clinique
&#224; risque &#233;lev&#233; de complications. Il est n&#233;cessaire de l'avoir
anticip&#233;e et d'avoir mis en place les protocoles de traitement
et de surveillance clinique pour limiter ses risques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Quel est le pourcentage de patients sous ACO dans le cathlab ?&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;En pratique quotidienne, au moins 5% des patients arrivant
dans le catlab sont sous ACO, particuli&#232;rement en situation
urgente. Dans un registre contemporain de plus de 80 000
SCA, plus de 7% des patients auront une prescription associant
AVK et antiagr&#233;gants plaquettaires &lt;sup&gt;(1)&lt;/sup&gt;, et dans l'&#233;tude
HORIZON-AMI, pr&#232;s de 4% des patients auront une trith&#233;rapie
anticoagulante (AVK + bith&#233;rapie antiagr&#233;gante) &lt;sup&gt;(2)&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Indications des ACO en CI&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;En cas de situation clinique stable, les ACO sont prescrits pr&#232;s
de 2 fois sur 3 pour des arythmies supraventriculaires &lt;sup&gt;(3,4)&lt;/sup&gt;, dans 10% des cas pour proth&#232;se valvulaire m&#233;canique et dans environ
10% pour une pathologie thromboembolique. En situation
de SCA, les arythmies repr&#233;sentent un tiers des situations,
et les proth&#232;ses m&#233;caniques ont une proportion stable ; s'y
surajoutent des indications propres au SCA : an&#233;vrysme, FEVG
basse ou thrombus intraventriculaire gauche &lt;sup&gt;(1,2)&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Proc&#233;dure de CI et traitement ACO&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Sauf situation clinique individuelle o&#249; le risque thrombotique
est consid&#233;r&#233; comme particuli&#232;rement faible, il est classiquement
recommand&#233; de stopper les ACO avant la proc&#233;dure et
d'effectuer un relais par h&#233;parine ou HBPM &lt;sup&gt;(5)&lt;/sup&gt;. N&#233;anmoins
la poursuite du traitement ACO semble une option de plus
en plus s&#233;duisante, susceptible de diminuer les complications
au point de ponction (5% &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;versus&lt;/em&gt; 11%) &lt;sup&gt;(6)&lt;/sup&gt;.
&lt;br /&gt;Chez un patient sous ACO, le choix de la voie d'abord est fondamental,
et la voie radiale doit &#234;tre privil&#233;gi&#233;e &lt;sup&gt;(5)&lt;/sup&gt;, le risque
de complication &#233;tant multipli&#233; par 3 &#224; 10 avec l'acc&#232;s f&#233;moral
&lt;sup&gt;(3,6)&lt;/sup&gt;. Dans un registre danois de plus de 40 000 patients &#233;valuant les accidents h&#233;morragiques apr&#232;s IDM, une r&#233;hospitalisation
pour traitement d'un pseudo-an&#233;vrysme f&#233;moral (2%
des cas) repr&#233;sentait un tiers de tous les d&#233;c&#232;s d'origine h&#233;morragique,
donc autant que les h&#233;morragies c&#233;r&#233;brales &lt;sup&gt;(7)&lt;/sup&gt;.
&lt;br /&gt;En dehors des complications h&#233;morragiques au point de
ponction, les accidents h&#233;morragiques sous trith&#233;rapie sont
d'origine gastro-intestinale dans 30 &#224; 40% des cas &lt;sup&gt;(4,7)&lt;/sup&gt; justifiant d'un traitement syst&#233;matique par inhibiteur de la
pompe &#224; protons &lt;sup&gt;(5,8)&lt;/sup&gt;. Dans 23% des cas, un syndrome an&#233;mique sans ext&#233;riorisation est retrouv&#233;.
&lt;br /&gt;En cas de complication h&#233;morragique sous trith&#233;rapie, le
risque d'arr&#234;t pr&#233;matur&#233; des AVK est estim&#233; &#224; 14% &lt;sup&gt;(2)&lt;/sup&gt;.
&lt;br /&gt;L'anticoagulation perproc&#233;dure d&#233;pendra de l'existence ou
non d'un relais ou d'une fen&#234;tre des ACO, avec un protocole
proche de celui appliqu&#233; pour les patients sans ACO d&#232;s
que l'INR est &lt; 2. Il n'y a pas encore de recommandation
claire en cas de maintien des ACO, que ce soit avec les h&#233;parines,
le fondaparinux ou la bivalirudine.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Endoproth&#232;se coronaire, traitement antiagr&#233;gant plaquettaire et traitement ACO&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;L'emploi quasi syst&#233;matique d'une endoproth&#232;se coronaire
impose classiquement une bith&#233;rapie antiagr&#233;gante pour limiter
le risque de thrombose de stent. L'association AVK-aspirine
n'ayant pas prouv&#233; par le pass&#233; la baisse de ce risque &lt;sup&gt;(9)&lt;/sup&gt;, une trith&#233;rapie
AVK-aspirine-clopidogrel est recommand&#233;e pendant
la p&#233;riode &#224; risque. Celle-ci est &#233;valu&#233;e entre 2 et 4 semaines
avec un stent nu et entre 3 et 6 mois avec un stent actif, puis
g&#233;n&#233;ralement les antiagr&#233;gants sont stopp&#233;s &lt;sup&gt;(5,8)&lt;/sup&gt;.
&lt;br /&gt;La prescription d'une trith&#233;rapie est associ&#233;e &#224; un risque
h&#233;morragique multipli&#233; par 2 &#224; 4 par rapport au traitement
AVK seul &lt;sup&gt;(2,3,7,10)&lt;/sup&gt; &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;(Figure)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; avec 1 &#233;v&#233;nement h&#233;morragique pour seulement 12 patients &#224; traiter&lt;sup&gt; (7)&lt;/sup&gt;. Sous trith&#233;rapie, le risque h&#233;morragique annuel est estim&#233; &#224; 16% environ &lt;sup&gt;(10)&lt;/sup&gt;. L'emploi
d'un stent nu est donc en g&#233;n&#233;ral recommand&#233; (5,8) afin de
diminuer la dur&#233;e de la trith&#233;rapie, donc la p&#233;riode de haut
risque h&#233;morragique.
&lt;br /&gt;Chez pr&#232;s de 600 patients avec FA (score CHA&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt;DS&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt;-VASc &gt; 1)
et implantation d'une endoproth&#232;se coronaire, il a r&#233;cemment
&#233;t&#233; montr&#233; que 70% de la population a un risque h&#233;morragique
&#233;lev&#233; avec un score HAS-BLED &#8805; 3 &lt;sup&gt;(11)&lt;/sup&gt;.
&lt;br /&gt;Au-del&#224; de la trith&#233;rapie, il est important de reconna&#238;tre les
situations ou les patients &#224; risque particuli&#232;rement &#233;lev&#233; de
saignement afin de stratifier la strat&#233;gie interventionnelle :
INR d'entr&#233;e &#233;lev&#233;, utilisation d'anti-GPIIb/IIIa, l&#233;sions coronaires
pluritronculaires, &#226;ge &gt; 75 ans, sexe f&#233;minin, tabagisme
et insuffisance r&#233;nale &lt;sup&gt;(5)&lt;/sup&gt;.
&lt;br /&gt;Les seules informations disponibles concernent le clopidogrel,
les nouveaux antiagr&#233;gants, comme le prasugrel ou le
ticagrelor, n'ayant pas encore &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;s significativement
en coprescription avec les AVK.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Quelle place pour les nouvelles strat&#233;gies ?&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Le haut risque h&#233;morragique observ&#233; avec l'association ACO
et endoproth&#232;se coronaire (ou SCA) conduit actuellement
&#224; l'&#233;valuation de nouvelles strat&#233;gies.
&lt;br /&gt;L'utilisation d'un ballon actif pourrait &#234;tre une option par
rapport &#224; un stenting syst&#233;matique.
&lt;br /&gt;Des modifications du protocole d'anticoagulation sont aussi
&#224; l'&#233;tude soit en changeant le r&#233;gime antiagr&#233;gant, soit en
utilisant de nouveaux anticoagulants oraux.
&lt;br /&gt;Tr&#232;s r&#233;cemment, l'&#233;tude WOEST a test&#233; l'association AVK +
clopidogrel seul par rapport &#224; une trith&#233;rapie chez
573 patients sous AVK avec implantation d'un stent (deux tiers
de stents actifs). Sous bith&#233;rapie, apr&#232;s un an de suivi, le risque
h&#233;morragique ainsi que la mortalit&#233; totale ont &#233;t&#233; divis&#233;s par
plus de 2 (respectivement OR : 0,36, IC [0,26-0,50] et OR : 0,42,
IC [0,23-0,76]) &lt;sup&gt;(4)&lt;/sup&gt;. Le taux de thrombose de stent n'a pas &#233;t&#233; diff&#233;rent
entre les groupes, mais le nombre de sujets &#233;tudi&#233;s ne
permet pas de conclure et m&#233;rite de rester prudent.
&lt;br /&gt;L'&#233;mergence des nouveaux ACO, anti-Xa et anti-IIa, du fait
de leur risque h&#233;morragique moindre par rapport aux AVK,
fait r&#233;fl&#233;chir &#224; leur utilisation chez les patients en FA ayant
besoin d'un stent. Ils repr&#233;sentent deux tiers des cas. Des
donn&#233;es indirectes et pr&#233;liminaires ont &#233;t&#233; r&#233;cemment
publi&#233;es avec le dabigatran &lt;sup&gt;(12)&lt;/sup&gt;. Elles sugg&#232;rent que le risque
h&#233;morragique global sous 110 mg de dabigatran plus une
bith&#233;rapie antiagr&#233;gante diminue de 20% environ par rapport
&#224; une trith&#233;rapie avec des AVK, mais que le risque reste
environ 2 fois sup&#233;rieur &#224; celui de l'association &#224; une monoth&#233;rapie
antiagr&#233;gante (OR : 2,31, IC [1,71-2,98]). Les &#233;tudes
&#233;valuant anti-Xa ou anti-IIa dans les SCA n'&#233;valuent pas les
posologies retenues pour la FA et ne sont donc pas directement
transposables &#224; la situation qui nous concerne. N&#233;anmoins,
une m&#233;ta-analyse sugg&#232;re que l'adjonction d'un nouvel
anticoagulant oral (NACO) &#224; une bith&#233;rapie antiagr&#233;gante
multiplie par 3 le risque h&#233;morragique par rapport &#224; une bith&#233;rapie
antiagr&#233;gante seule &lt;sup&gt;(13)&lt;/sup&gt;.
&lt;br /&gt;D'autres &#233;tudes sont en cours de recrutement :
&lt;br /&gt;- ISAR-TRIPLE, &#233;valuant une trith&#233;rapie de 6 semaines par rapport
&#224; 6 mois apr&#232;s implantation de stent actif ;
&lt;br /&gt;- MUSICA-2 &#233;valuant chez des patients en FA &#224; risque mod&#233;r&#233;
(score CHADS&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt; &#8804; 2) l'int&#233;r&#234;t d'une bith&#233;rapie antiagr&#233;gante
seule par rapport &#224; une trith&#233;rapie ;
&lt;br /&gt;- et PIONEER AF-PCI testant le rivaroxaban avec une mono- ou
une bith&#233;rapie antiagr&#233;gante contre une trith&#233;rapie avec AVK.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;En conclusion&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;En cardiologie interventionnelle, un patient sous traitement
anticoagulant oral pr&#233;sente un sur-risque h&#233;morragique
important qu'il est indispensable d'&#233;valuer en amont, afin
d'adapter les strat&#233;gies interventionnelles. Celles-ci sont
essentiellement bas&#233;es actuellement sur une voie d'abord
radiale, l'emploi d'un stent nu et d'une trith&#233;rapie AVK plus
double antiagr&#233;gation plaquettaire pendant un mois. Le
niveau de preuve de ces recommandations reste n&#233;anmoins
encore faible et bas&#233; essentiellement sur des consensus
(niveau de preuve C).
&lt;br /&gt;Des strat&#233;gies d&#233;di&#233;es sont en cours d'&#233;valuation que ce soit
par l'emploi de NACO ou par des dur&#233;es plus courtes de
bith&#233;rapie antiagr&#233;gante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>GRCI 2012</title>
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		<dc:creator>vcondamine</dc:creator>


		<dc:subject>Cardiologie Interventionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>Congr&#232;s</dc:subject>
		<dc:subject>Val&#233;rie Duchatelle</dc:subject>
		<dc:subject>Thibaut Petroni</dc:subject>

		<description>Le GRCI 2012 a r&#233;uni &#224; Paris plus de 700 participants (m&#233;dicaux, param&#233;dicaux et industriels) du 28 au 30 novembre 2012. Le Groupe de r&#233;flexion sur la cardiologie interventionnelle (GRCI), dont la devise est communication, &#233;ducation et passion, a pour objectif de permettre aux participants &#224; ses r&#233;unions d'analyser leurs pratiques professionnelles, de compl&#233;ter leurs connaissances, de perfectionner leurs comp&#233;tences, et d'assurer ainsi une am&#233;lioration de la prise en charge de leurs patients en (...)

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&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?-Cahier-de-cardiologie,1047-" rel="directory"&gt;Cahier de cardiologie interventionnelle&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Cardiologie-Interventionnelle,1555-+" rel="tag"&gt;Cardiologie Interventionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Congres,2063-+" rel="tag"&gt;Congr&#232;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Valerie-Duchatelle-+" rel="tag"&gt;Val&#233;rie Duchatelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Thibaut-Petroni-+" rel="tag"&gt;Thibaut Petroni&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.consensus-online.fr/local/cache-vignettes/L150xH88/arton1982-29c1a.png&quot; width='150' height='88' style='height:88px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le GRCI 2012 a r&#233;uni &#224; Paris plus de 700 participants (m&#233;dicaux, param&#233;dicaux et industriels) du 28 au 30 novembre 2012. Le Groupe de r&#233;flexion sur la cardiologie interventionnelle (GRCI), dont la devise est communication,
&#233;ducation et passion, a pour objectif de permettre aux participants &#224; ses r&#233;unions d'analyser leurs pratiques professionnelles, de compl&#233;ter leurs connaissances, de perfectionner leurs comp&#233;tences, et d'assurer ainsi une am&#233;lioration de la prise en charge de leurs patients en s'int&#233;grant dans la d&#233;marche du D&#233;veloppement professionnel continu (DPC).
&lt;br /&gt;Plusieurs th&#233;matiques de la cardiologie interventionnelle ont &#233;t&#233; abord&#233;es lors du GRCI 2012, concernant la maladie coronaire, mais aussi la prise en charge des cardiopathies structurales sans oublier le traitement de l'HTA r&#233;fractaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;Syndrome coronaire aigu avec sus-d&#233;calage du segment ST :
recommandations europ&#233;ennes 2012&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Choix de l'anticoagulant dans l'angioplastie primaire&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;L'administration parent&#233;rale d'un anticoagulant dans
l'angioplastie primaire, en association &#224; une double antiagr&#233;gation
plaquettaire, est une recommandation de
grade I C.
&lt;br /&gt;Les mol&#233;cules disponibles sont l'h&#233;parine non fractionn&#233;e
(HNF), les h&#233;parines de bas poids mol&#233;culaire (HBPM), la
bivalirudine (anti-II) et le fondaparinux (anti-Xa).
&lt;br /&gt;L'&#233;tude OASIS-6 a d&#233;montr&#233; l'inf&#233;riorit&#233; du fondaparinux
face &#224; une HBPM (&#233;noxaparine), avec un surcro&#238;t de thromboses
de stent et d'&#233;v&#233;nements cardiovasculaires adverses.
Le fondaparinux ne doit donc pas &#234;tre utilis&#233; seul dans l'angioplastie
primaire.
&lt;br /&gt;L'&#233;tude randomis&#233;e HORIZONS-AMI a montr&#233; la sup&#233;riorit&#233;
de la bivalirudine sur l'association HNF-anti-GPIIb/IIIa,
avec une nette r&#233;duction des saignements et sans augmentation
des &#233;v&#233;nements isch&#233;miques. La place des anti-
GPIIb/IIIa est d&#233;sormais r&#233;duite, mais ils restent indiqu&#233;s
dans certains cas, notamment dans les premi&#232;res heures
de l'infarctus o&#249; le thrombus est riche en plaquettes, en
association &#224; l'HNF (&#233;tude FINESSE, analyse post hoc du
sous-groupe de patients ayant re&#231;u de l'abciximab moins
de 4 heures apr&#232;s le d&#233;but des sympt&#244;mes).
&lt;br /&gt;Une HBPM (&#233;noxaparine), &#233;tudi&#233;e dans l'&#233;tude ATOLL en
administration intraveineuse &#224; la dose de 0,5 mg/kg (dur&#233;e
d'action : 2 heures), est un peu sup&#233;rieure &#224; l'HNF en termes
d'efficacit&#233; et de s&#233;curit&#233; (r&#233;duction des &#233;v&#233;nements cardiovasculaires
majeurs &#224; 30 jours).
&lt;br /&gt;La cin&#233;tique de l'activit&#233; anti-Xa par l'&#233;noxaparine plaide
pour son utilisation intraveineuse au cours de l'angioplastie
&lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;(Figure 1)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; .&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Choix des antiagr&#233;gants dans l'angioplastie primaire&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Tout patient adress&#233; pour angioplastie primaire doit &#234;tre
trait&#233; par une double antiagr&#233;gation plaquettaire comprenant
de l'aspirine et un inhibiteur de P2Y12 pour 12 mois.
Le prasugrel (dose de charge de 60 mg, puis 10 mg/j) et le
ticagrelor (dose de charge de 180 mg, puis 90 mg x 2/j) sont d&#233;sormais les mol&#233;cules de choix dans l'angioplastie primaire
&lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;(Tableau)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;, devant le clopidogrel car elles ont un d&#233;lai d'action
plus court, une efficacit&#233; plus importante et ont prouv&#233;
leur sup&#233;riorit&#233; sur le clopidogrel.
&lt;br /&gt;Dans l'essai TRITON-TIMI 38, le taux de survenue du crit&#232;re
primaire composite (d&#233;c&#232;s cardiovasculaire, infarctus non
fatal et accident vasculaire c&#233;r&#233;bral) &#233;tait inf&#233;rieur dans le
groupe trait&#233; par prasugrel par rapport au groupe trait&#233; par
clopidogrel, sans surcro&#238;t de risque h&#233;morragique dans le
groupe des syndromes coronaires aigus avec sus-d&#233;calage
de ST.
&lt;br /&gt;Dans l'&#233;tude PLATO, le ticagrelor r&#233;duisait le taux de survenue
du crit&#232;re primaire composite (d&#233;c&#232;s cardiovasculaire,
infarctus non fatal et accident vasculaire c&#233;r&#233;bral)
par rapport au clopidogrel, malgr&#233; un l&#233;ger surcro&#238;t de
risque h&#233;morragique. La mortalit&#233; globale &#233;tait abaiss&#233;e
dans le groupe ticagrelor. Le clopidogrel (dose de charge
de 600 mg, puis 75 mg/j) doit cependant continuer &#224; &#234;tre
pr&#233;f&#233;r&#233; aux nouvelles mol&#233;cules chez les patients &#224; haut
risque h&#233;morragique, en particulier en cas d'ant&#233;c&#233;dent
d'AVC h&#233;morragique ou de pathologie h&#233;patique mod&#233;r&#233;e
&#224; s&#233;v&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Stents nus ou stents actifs&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Concernant le choix du type de stent dans l'angioplastie primaire,
plusieurs &#233;tudes ont montr&#233; une s&#233;curit&#233; identique,
voire sup&#233;rieure des stents actifs de 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; g&#233;n&#233;ration compar&#233;s
aux stents nus, avec une r&#233;duction du taux de rest&#233;nose.
&lt;br /&gt;Dans une m&#233;ta-analyse r&#233;cente &lt;sup&gt;(1)&lt;/sup&gt;, le taux de d&#233;c&#232;s est comparable &#224; 6 ans entre les deux types de stent. Il est not&#233;
cependant un taux de r&#233;cidive d'infarctus un peu plus &#233;lev&#233;
dans le groupe stents actifs par rapport au groupe stents
nus.
&lt;br /&gt;Dans l'&#233;tude EXAMINATION, qui a compar&#233; le stent nu
Vision&#174; au stent actif Xience V&#174;, le taux de thromboses &#233;tait
significativement inf&#233;rieur dans le groupe stent actif, en particulier
dans les premiers mois &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;(Figure 2)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;.
&lt;br /&gt;Il est possible que le coating du stent actif explique cette r&#233;duction
du risque pr&#233;coce de thrombose de stent. Les stents actifs
peuvent donc &#234;tre utilis&#233;s en premi&#232;re intention dans les syndromes
coronaires aigus avec sus-d&#233;calage de ST, en particulier
dans les l&#233;sions &#224; haut risque de rest&#233;nose, conform&#233;ment
aux recommandations europ&#233;ennes 2012 (indication de classe
IIa avec un niveau de preuve A).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;D'apr&#232;s des communications de Johanne Sylvain (Paris),
Thomas Cuisset (Marseille) et Christian Spaulding (Paris) lors
de la session &#171; Syndromes coronaires aigus avec sus-d&#233;calage de ST &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1. De Luca G, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al. Arch Intern Med&lt;/em&gt; 2012.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;Cardiopathies structurales : traitement interventionnel&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La cardiomyopathie hypertrophique obstructive
(CMO) : une pathologie pouvant faire appel au cardiologue interventionnel&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Une technique interventionnelle alternative &#224; la chirurgie
a &#233;t&#233; rapport&#233;e en 1994 en cr&#233;ant une n&#233;crose de la zone
hypertrophique par l'occlusion de l'art&#232;re septale vascularisant
cette zone. L'alcoolisation septale repose sur les propri&#233;t&#233;s
de l'alcool absolu (98%) qui entra&#238;nent une occlusion
de l'art&#232;re et une n&#233;crose tissulaire directe.
&lt;br /&gt;En France, l'activit&#233; de cette technique est difficile &#224; conna&#238;tre
pr&#233;cis&#233;ment en l'absence actuelle de registre national.
Le cardiologue interventionnel doit s'associer &#224; un &#233;chocardiographiste
pour rep&#233;rer la ou les art&#232;res septales concern&#233;es.
Un ballon coaxial est gonfl&#233; &#224; faible pression pour assurer
l'absence de reflux avant d'injecter des microbulles au sein d'un agent de contraste (Levovist&#174;). La zone septale vascularis&#233;e
par l'art&#232;re septale test&#233;e devient alors hyper&#233;chog&#232;ne
et bien visible en coupe apicale 5 cavit&#233;s &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;(Figure 3)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;.
&lt;br /&gt;Rarement (5% des cas), aucune art&#232;re septale n'est candidate
&#224; une alcoolisation. Le septum interventriculaire doit
mesurer au moins 16 mm. L'emploi de coils a montr&#233; une
faisabilit&#233;, mais semble ne pas entra&#238;ner une n&#233;crose suffisante
pour une efficacit&#233; optimale en termes de r&#233;duction
durable de gradient.
&lt;br /&gt;Dans une m&#233;ta-analyse de pr&#232;s de 3 000 patients suivis en
moyenne 13 mois, il est observ&#233; une mortalit&#233; &#224; 30 jours de
1,5% et de 0,5% au-del&#224;, et surtout un risque de bloc auriculo-
ventriculaire complet de 10,5% avec comme facteurs
pr&#233;dictifs un bloc auriculo-ventriculaire du 1er degr&#233; ou un
bloc de branche gauche avant la proc&#233;dure, l'alcoolisation
de plus d'une art&#232;re septale et le sexe f&#233;minin. La myomectomie
chirurgicale s'associe &#224; un risque plus faible d'implantation
d&#233;finitive d'un stimulateur cardiaque. Il n'existe pas
d'&#233;tude comparative randomis&#233;e entre traitement chirurgical
et traitement interventionnel. La mortalit&#233; hospitali&#232;re
et l'am&#233;lioration fonctionnelle sont proches. En
revanche, le risque de bloc auriculo-ventriculaire de haut
degr&#233; parfois tardif apr&#232;s une alcoolisation septale contreindique
cette technique aux jeunes patients. Les recommandations
2011 de la HAS retiennent comme candidats &#224; une
alcoolisation septale des patients tr&#232;s symptomatiques sous
un traitement m&#233;dical optimal et ayant un gradient intraventriculaire
important au repos ou &#224; l'effort.
Bien que simple de premier abord, cette proc&#233;dure interventionnelle
n&#233;cessite d'&#234;tre conduite par une &#233;quipe entra&#238;n&#233;e
apr&#232;s une information claire et d&#233;taill&#233;e des risques
encourus chez des patients s&#233;lectionn&#233;s conform&#233;ment aux
recommandations. Les difficult&#233;s de rep&#233;rage de l'art&#232;re
concern&#233;e et de r&#233;alisation de l'alcoolisation ne doivent pas
&#234;tre sous-estim&#233;es. Ces interventions pourraient &#234;tre r&#233;serv&#233;es
&#224; des centres de r&#233;f&#233;rence dans l'optique d'une r&#233;duction
des complications. Enfin, la surveillance &#224; long terme
de ces patients reste indispensable pour s'assurer de la p&#233;rennit&#233;
de l'effet obtenu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;D'apr&#232;s la communication de R&#233;mi Pilli&#232;re (Boulogne-Billancourt)
lors de la session &#171; Traitement interventionnel
des cardiopathies structurales &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;Techniques de recanalisation art&#233;rielle : interview de
Marc Silvestri (Aix-en-Provence&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Consensus Cardio : A quels patients s'adresse une recanalisation
coronaire pour occlusion chronique totale (CTO) ?&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marc Silvestri :&lt;/strong&gt; Cette intervention peut &#234;tre propos&#233;e aux
patients symptomatiques, donc isch&#233;miques, malgr&#233; un traitement
m&#233;dical optimal. Des tests fonctionnels d'effort ou
m&#233;dicamenteux peuvent &#234;tre prescrits pour documenter
une isch&#233;mie myocardique en ayant recours &#224; l'imagerie par
r&#233;sonance magn&#233;tique, l'imagerie nucl&#233;aire et l'&#233;chocardiographie.
Une isch&#233;mie &#233;tendue (&gt; 10% du myocarde) est &#224;
ce jour un argument pour proposer cette proc&#233;dure &#224; nos
patients.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Quel op&#233;rateur peut tenter cette proc&#233;dure ?&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'op&#233;rateur doit &#234;tre exp&#233;riment&#233;, tant en angioplastie qu'en
proc&#233;dure de recanalisation ant&#233;rograde de CTO. Une exp&#233;rience
de 50 CTO par voie ant&#233;rograde comme premier op&#233;rateur
repr&#233;sente empiriquement une pratique satisfaisante.
Les tentatives de recanalisation r&#233;trograde devraient &#234;tre
confi&#233;es &#224; un op&#233;rateur d&#233;di&#233;, r&#233;f&#233;rent au sein de son &#233;quipe
et avec une pratique suffisante et r&#233;guli&#232;re des recanalisations
ant&#233;rogrades.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Quelles sont les contre-indications &#224; une proc&#233;dure de
recanalisation de CTO ?&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'existe pas de contre-indication absolue. Certains param&#232;tres
doivent &#234;tre pris en compte pour en &#233;valuer les
chances de succ&#232;s et les risques de complications, notamment
la longueur de l'occlusion &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;(Figure 4)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;, la difficult&#233;
technique li&#233;e &#224; l'anatomie et les &#233;l&#233;ments li&#233;s au terrain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Quel est le b&#233;n&#233;fice attendu d'un succ&#232;s de recanalisation
d'une CTO ?&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A ce jour, aucune &#233;tude clinique randomis&#233;e ne permet de
r&#233;pondre &#224; cette question avec certitude. Nous ne disposons
que de registres. Un succ&#232;s de la proc&#233;dure peut avant tout
soulager le patient et am&#233;liorer sa qualit&#233; de vie, potentiellement
pr&#233;server ou am&#233;liorer la fonction ventriculaire gauche, r&#233;duire la probabilit&#233; de recours &#224; une chirurgie coronaire, ainsi qu'am&#233;liorer le devenir du patient en termes d'&#233;v&#233;nements cardiovasculaires majeurs et de survie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Quelles sont les cons&#233;quences d'un &#233;chec ? Faut-il op&#233;rer le patient dans ce cas ?&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La symptomatologie peut persister ainsi que le
risque d'&#233;v&#233;nement cardiovasculaire majeur associ&#233;,
incluant le risque de mort subite. La revascularisation
chirurgicale est une solution alternative,
m&#234;me pour un monopontage aorto-coronaire qui
ne concernerait pas l'interventriculaire ant&#233;rieure,
mais doit tenir compte de la balance b&#233;n&#233;fices/
risques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Quelle est l'&#233;volution pr&#233;visible de cette pratique en France dans les prochaines ann&#233;es ?&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le nombre de ces interventions va tr&#232;s probablement
continuer &#224; augmenter au cours des prochaines
ann&#233;es. La cotation de cette proc&#233;dure est sup&#233;rieure
&#224; celle d'une proc&#233;dure d'angioplastie standard. N&#233;anmoins,
il s'agit d'une proc&#233;dure souvent r&#233;alis&#233;e &#224;
perte sur le plan financier, car elle est longue et n&#233;cessite
du mat&#233;riel co&#251;teux. Cela est susceptible de poser
un probl&#232;me &#233;conomique &#224; des centres qui deviendraient
r&#233;f&#233;rents en mati&#232;re de traitement des CTO.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Y a-t-il une &#233;tude randomis&#233;e en cours portant sur la recanalisation de CTO ?&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Non. Une &#233;tude de ce type appara&#238;t difficilement r&#233;alisable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;D'apr&#232;s la session &#171; Techniques de recanalisation art&#233;rielle &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;Hypertension art&#233;rielle : prise en charge 2013&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;HTA : les nouvelles th&#233;rapeutiques&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;L'hypertension art&#233;rielle (HTA), d&#233;finie par une pression
art&#233;rielle (PA) au repos &gt; 140/90 mmHg, est l'un des facteurs
de risque cardiovasculaire les plus fr&#233;quents. Sa pr&#233;valence
est tr&#232;s &#233;lev&#233;e dans la population g&#233;n&#233;rale (20%
de la population environ) et augmente avec l'&#226;ge.
Plus de 50% des sujets de 55 &#224; 64 ans sont hypertendus,
et ce taux d&#233;passe 80% chez les 75 ans et plus. L'HTA est
associ&#233;e &#224; un risque d'infarctus du myocarde multipli&#233; par
6 et d'accident vasculaire c&#233;r&#233;bral multipli&#233; par 16.
&lt;br /&gt;Chez les patients hypertendus, la baisse de la PA s'accompagne
d'une r&#233;duction significative de ces surcro&#238;ts de
risque, &#224; titre d'exemple une baisse de la PA systolique de
20 mmHg entra&#238;ne une r&#233;duction de la mortalit&#233; par accident
vasculaire c&#233;r&#233;bral de 62% chez des patients hypertendus
de 50 &#224; 59 ans.
&lt;br /&gt;Malheureusement, certains patients hypertendus d&#233;veloppent
une HTA r&#233;sistante malgr&#233; la combinaison de plusieurs
classes m&#233;dicamenteuses, d'o&#249; le d&#233;veloppement
de nouvelles th&#233;rapeutiques comme la d&#233;nervation r&#233;nale
par radiofr&#233;quence, avec de premiers r&#233;sultats tr&#232;s encourageants.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Bases physiologiques de la d&#233;nervation r&#233;nale&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;La r&#233;gulation de la PA est assur&#233;e en partie par le baror&#233;flexe
qui met en jeu des fibres aff&#233;rentes en provenance des
baror&#233;cepteurs situ&#233;s dans le glomus carotidien et la crosse
aortique &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;(Figure 5)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;. L'int&#233;gration de l'information se fait
dans le noyau du tractus solitaire, d'o&#249; partent des fibres
eff&#233;rentes &#224; destin&#233;e vasculaire (syst&#232;me sympathique) et
cardiaque (nerf vague). La stimulation du baror&#233;flexe est
pression- et distension-d&#233;pendantes. Les baror&#233;cepteurs
sont tr&#232;s actifs pour une PA proche de 100 mmHg, mais ne
fonctionnent plus au-del&#224; de 180 mmHg.
&lt;br /&gt;Au cours de l'HTA, il existe une perte de la sensibilit&#233; du baror&#233;flexe
(cause ou cons&#233;quence ?), donc une perte de l'inhibition
autonome. Partant de l'hypoth&#232;se que la stimulation
du baror&#233;cepteur va leurrer le cerveau en simulant une augmentation
de PA et induire une r&#233;ponse autonome adapt&#233;e,
le RHEOS est un bo&#238;tier reli&#233; &#224; des &#233;lectrodes qui stimulent
les baror&#233;cepteurs. La stimulation carotidienne fait
baisser la PA, mais dans l'&#233;tude en double aveugle de Bisognano
&lt;sup&gt;(1)&lt;/sup&gt;, chez des sujets hypertendus r&#233;sistants, seuls 46%
des sujets ont &#233;t&#233; r&#233;pondeurs, et la baisse de PA systolique n'&#233;tait pas statistiquement significative. De plus, le taux
de complications proc&#233;durales ou li&#233;es au bo&#238;tier &#233;tait tr&#232;s
&#233;lev&#233;. Dans un proche avenir, un nouvel essai avec du
mat&#233;riel miniaturis&#233; devrait voir le jour.
&lt;br /&gt;Le baror&#233;flexe agit sur le rein via les fibres eff&#233;rentes sympathiques
dont la stimulation entra&#238;ne une activation du
syst&#232;me r&#233;nine-angiotensine-aldost&#233;rone et une r&#233;tention
hydrosod&#233;e. Les fibres sympathiques aff&#233;rentes
r&#233;nales activent le baror&#233;flexe au niveau c&#233;r&#233;bral et
d&#233;clenchent une r&#233;ponse vasculaire vasoconstrictrice. La
d&#233;nervation des art&#232;res r&#233;nales entra&#238;ne la rupture de
cette voie sympathique aff&#233;rente
r&#233;nale vers le cerveau. Elle
retarde, voire pr&#233;vient le d&#233;veloppement
de l'HTA dans de
nombreux mod&#232;les exp&#233;rimentaux.
Le cath&#233;ter endovasculaire Simplicity&#174; (Medtronic) comprend
une &#233;lectrode orientable plac&#233;e
contre la paroi de l'art&#232;re r&#233;nale,
qui d&#233;livre un courant de radiofr&#233;quence.
&lt;br /&gt;Deux &#233;tudes cliniques
ont &#233;valu&#233; les effets de la d&#233;nervation
r&#233;nale par radiofr&#233;quence
chez des patients hypertendus
r&#233;sistants. Dans l'&#233;tude de faisabilit&#233;
SIMPLICITY-1 (50 patients),
la baisse de la PA moyenne sur
24 heures en MAPA &#233;tait de
11 mmHg.
&lt;br /&gt;Dans l'&#233;tude SIMPLICITY-2,
106 patients ont &#233;t&#233; randomis&#233;s
entre d&#233;nervation r&#233;nale par radiofr&#233;quence
associ&#233;e au traitement
m&#233;dical ou traitement m&#233;dical seul. Le pourcentage de patients
r&#233;pondeurs (diminution de la PAS sup&#233;rieure ou &#233;gale &#224; 10 mmHg) &#233;tait de 85%
dans le groupe d&#233;nervation r&#233;nale et de 35% dans le groupe
m&#233;dical. Cependant, le baror&#233;flexe et le syst&#232;me sympathique
r&#233;nal sont loin d'&#234;tre les seuls acteurs des d&#233;terminants de la
PA, ce qui pourrait limiter le b&#233;n&#233;fice &#224; long terme de la d&#233;nervation
r&#233;nale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;D'apr&#232;s la communication d'Atul Pathak (Toulouse)
lors de la session &#171; Traitement interventionnel de l'HTA &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1. Bisognano, &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;et al. J Am Coll Cardiol&lt;/em&gt; 2011.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; Les Machines anatomiques &#187; de la chapelle Sansevero de Naples</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>vcondamine</dc:creator>


		<dc:subject>Pascal Gu&#233;ret</dc:subject>

		<description>Vous p&#233;n&#233;trez dans la chapelle du mus&#233;e Sansevero situ&#233;e au c&#339;ur du centre historique de Naples. Apr&#232;s avoir admir&#233; entre autres splendeurs le superbe Christ voil&#233;, magnifique sculpture en marbre de Sanmartino entour&#233;e de monuments s&#233;pulcraux gigantesques et de peintures raffin&#233;es, vous empruntez un petit escalier de fer pour acc&#233;der au sous-sol &#224; un espace de forme elliptique, genre de caveau, o&#249; sont pr&#233;sent&#233;es les deux intrigantes &#171; Machines anatomiques &#187;. Dans deux grandes vitrines sont expos&#233;s les (...)

-
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?-Art-et-Coeur,1046-" rel="directory"&gt;Art et C&#339;ur&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Pascal-Gueret-+" rel="tag"&gt;Pascal Gu&#233;ret&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Vous p&#233;n&#233;trez dans la chapelle du
mus&#233;e Sansevero situ&#233;e au c&#339;ur
du centre historique de Naples.
&lt;br /&gt;Apr&#232;s avoir admir&#233; entre autres
splendeurs le superbe Christ voil&#233;,
magnifique sculpture en marbre
de Sanmartino entour&#233;e
de monuments s&#233;pulcraux
gigantesques et de peintures
raffin&#233;es, vous empruntez un petit
escalier de fer pour acc&#233;der
au sous-sol &#224; un espace de forme
elliptique, genre de caveau,
o&#249; sont pr&#233;sent&#233;es les deux
intrigantes &#171; Machines
anatomiques &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans deux grandes vitrines sont
expos&#233;s les squelettes d'un homme
et d'une femme en position
debout, r&#233;alis&#233;s dans la seconde moiti&#233; du
XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle par le m&#233;decin de Palerme
Guiseppe Salerno au terme d'une commande
(dont le contrat a &#233;t&#233; conserv&#233;) et
sous la direction du ma&#238;tre et m&#233;c&#232;ne des
lieux, le g&#233;nial et myst&#233;rieux Raimondo
de Sangro, prince de Sansevero.
&lt;br /&gt;Le squelette de la femme est en meilleur
&#233;tat de conservation que celui de
l'homme. Subsistent essentiellement les
os, le syst&#232;me vasculaire et quelques
organes dont les globes oculaires et le
coeur parfaitement visible dans le thorax
d&#233;charn&#233;.
&lt;br /&gt;Tout est myst&#232;re au sujet de ces r&#233;alisations.
Deux si&#232;cles plus tard, ces
&#171; Machines anatomiques &#187; gardent leur
secret d'identit&#233; et de fabrication. On ne
sait pas qui &#233;taient ces personnages. Serviteurs
du prince ou inconnus de passage
ayant partag&#233; le m&#234;me funeste sort ? Ces
&#171; Machines anatomiques &#187; auraient-elles
&#233;t&#233; con&#231;ues comme des objets d'&#233;tude
pour les &#233;tudiants en m&#233;decine napolitains ?
&lt;br /&gt;Le syst&#232;me art&#233;riel et veineux est parfaitement
conserv&#233;, mais on ignore encore
de nos jours par quel proc&#233;d&#233; et avec quels
mat&#233;riaux le m&#233;decin a pu obtenir ce
r&#233;sultat ? S'agit-il de l'injection intravasculaire
d'un liquide myst&#233;rieux &#224; base de
mercure ayant en quelque sorte p&#233;trifi&#233;,
m&#233;tallis&#233; le r&#233;seau et conf&#233;r&#233; &#224; l'ensemble
cette teinte rouge fonc&#233; ? On sait que
De Sangro, entre autres dons, connaissances
scientifiques &#233;tendues et passions
multiples, &#233;tait alchimiste. Mais l'invention
des aiguilles n&#233;cessaires &#224; l'injection
est beaucoup plus tardive. S'agit-il alors
d'une reconstitution &#224; partir de fil et de
cire de couleur en utilisant une des inventions
du ma&#238;tre ? Mais les connaissances
anatomiques n'&#233;taient pas tr&#232;s approfondies
&#224; cette &#233;poque. A m&#234;me &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;e
l'hypoth&#232;se improbable d'un empoisonnement
progressif, pourquoi pas celui
de De Sangro lui-m&#234;me qui avait de nombreux
ennemis, mais &#224; qui appartiendrait
alors le squelette de la femme ? La famille
h&#233;riti&#232;re du prince, qui r&#233;side encore &#224;
Naples, s'est tr&#232;s longtemps oppos&#233;e &#224;
toute &#233;tude scientifique. Assez r&#233;cemment,
des chercheurs anglais auraient examin&#233;
quelques fragments et conclu qu'il
s'agissait de fibres naturelles et de c&#226;bles
m&#233;talliques enrob&#233;s de cire color&#233;e.
&lt;br /&gt;Que ces pi&#232;ces soient naturelles, ou au
contraire partiellement ou totalement artificielles
n'enl&#232;ve rien &#224; leur part de myst&#232;re.
&lt;br /&gt;Pourquoi ne pas plut&#244;t conserver une
impression onirique, en parfait accord avec
le personnage de Raimondo de Sangro,
esprit &#233;clectique g&#233;nial, polyglotte (il
connaissait le grec ancien, ce qui &#233;tait
presque banal &#224; l'&#233;poque, mais aussi
l'h&#233;breux et le sanskrit, ce qui l'&#233;tait
moins), philosophe, &#233;crivain, po&#232;te, astronome,
expert en architecture, en arts militaires
et en pyrotechnie, inventeur d'un
tissu imperm&#233;able tr&#232;s fin, d'un fiacre
amphibie, d'une presse capable d'imprimer
diff&#233;rentes couleurs&#8230; il &#233;tait aussi
f&#233;ru d'alchimie, avec tout son cort&#232;ge de
myst&#232;res.
&lt;br /&gt;Entre autres occupations multiples, le
Prince de Sansevero se consacra pleinement
&#224; la d&#233;coration de cette chapelle
familiale jusqu'&#224; sa mort en 1771.
Antonio Genovesi, grand penseur italien
du XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, d&#233;finissait ainsi Raimondo
de Sangro : &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Un philosophe d'esprit, aux
moeurs aimables et d&#233;licats, quoique studieux
et retir&#233;. Bref, un philosophe parfait,
s'il n'avait le d&#233;faut d'avoir trop
d'imagination&#8230;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt; &#187;&lt;/em&gt;, pour notre plus grand
plaisir !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;Cet article va probablement clore la rubrique
&#171; Art et C&#339;ur &#187;, d&#233;but&#233;e en 2007 et qui aura compris
54 parutions.
&lt;br /&gt;que le r&#233;dacteur en chef et la direction de la publication
soient remerci&#233;s de nous avoir fait
confiance lorsque nous leur avons propos&#233; d'&#233;largir
le contenu &#233;ditorial aux relations &#233;troites avec
le c&#339;ur ou ses repr&#233;sentations symboliques que
de nombreux artistes avaient su exprimer sous les
formes les plus diverses. que soient &#233;galement
remerci&#233;s celles et ceux qui ont accept&#233; d'y collaborer
r&#233;guli&#232;rement, en laissant libre cours &#224; l'expression
de leur sensibilit&#233; devant la contemplation
d'une toile, d'une sculpture, d'un bijou ou
d'un graffiti, la lecture d'un livre, la vision d'un
film&#8230; que soient enfin remerci&#233;s les lecteurs et
lectrices qui nous ont fait l'amiti&#233; de nous dire leur
impatience et la surprise que leur r&#233;servait chaque
mois le sujet trait&#233;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ablation par radiofr&#233;quence d'une tachycardie r&#233;ciproque sans rayons X</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Franck Halimi</dc:subject>
		<dc:subject>Imagerie</dc:subject>
		<dc:subject>Rythmologie</dc:subject>
		<dc:subject>Tachycardie r&#233;ciproque</dc:subject>
		<dc:subject>Ablation par radiofr&#233;quence</dc:subject>

		<description>L' int&#233;r&#234;t des techniques ablatives n'est plus &#224; d&#233;montrer dans le traitement radical des tachycardies r&#233;ciproques (voie accessoire ou r&#233;entr&#233;e intranodale), avec des taux de succ&#232;s d&#233;finitif d&#233;passant 90%. La limitation des doses de radiations ionisantes d&#233;livr&#233;es est particuli&#232;rement souhaitable chez les sujets jeunes. L'utilisation d'un syst&#232;me de cartographie 3D permet de faire une telle ablation sans utilisation de rayons X. Mlle V&#8230;, &#226;g&#233;e de 22 ans, sans cardiopathie sous-jacente, pr&#233;sente des (...)

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&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?-Image-du-mois,1045-" rel="directory"&gt;Image du mois&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Franck-Halimi-+" rel="tag"&gt;Franck Halimi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Imagerie,1800-+" rel="tag"&gt;Imagerie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Rythmologie,1896-+" rel="tag"&gt;Rythmologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Tachycardie-reciproque-+" rel="tag"&gt;Tachycardie r&#233;ciproque&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Ablation-par-radiofrequence-+" rel="tag"&gt;Ablation par radiofr&#233;quence&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L' int&#233;r&#234;t des techniques ablatives n'est plus &#224; d&#233;montrer
dans le traitement radical des tachycardies r&#233;ciproques
(voie accessoire ou r&#233;entr&#233;e intranodale), avec des taux de
succ&#232;s d&#233;finitif d&#233;passant 90%. La limitation des doses de
radiations ionisantes d&#233;livr&#233;es est particuli&#232;rement souhaitable
chez les sujets jeunes. L'utilisation d'un syst&#232;me de cartographie
3D permet de faire une telle ablation sans utilisation
de rayons X.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre2-spip spip&quot;&gt;Mlle V&#8230;, &#226;g&#233;e de 22 ans, sans cardiopathie sous-jacente,
pr&#233;sente des tachycardies r&#233;ciproques r&#233;p&#233;t&#233;es
ayant d&#233;j&#224; conduit &#224; plusieurs hospitalisations
d'urgence pour r&#233;duction par injection IV d'ad&#233;nosine.
&lt;br /&gt;L'examen cardiovasculaire est normal, et il n'y a pas
de pr&#233;excitation ventriculaire sur l'ECG de surface en
rythme sinusal. On &#233;voque, par argument de fr&#233;quence,
une r&#233;entr&#233;e intranodale chez cette jeune
femme. On d&#233;cide de proposer une approche non
fluoroscopique afin d'&#233;viter toute irradiation.
&lt;br /&gt;Le syst&#232;me CARTO 3 (Biosense-Webster*) est utilis&#233;
avec une sonde d'ablation Navistar* 4 mm, non irrigu&#233;e.
&lt;br /&gt;Un triangle &#233;lectromagn&#233;tique plac&#233; sous la
table d'examen permet de rep&#233;rer de fa&#231;on millim&#233;trique
dans les trois plans de l'espace les cath&#233;ters,
notamment la sonde d'ablation dont l'&#233;lectrode distale
est &#233;quip&#233;e d'un capteur magn&#233;tique. Celle-ci
est introduite par voie veineuse f&#233;morale droite au
&#171; fil de l'eau &#187;, sans radioscopie, jusqu'&#224; enregistrer
un premier potentiel endocavitaire atrial sur la baie
d'&#233;lectrophysiologie. On d&#233;bute alors la reconstruction
anatomique de l'oreillette droite en rep&#233;rant
avec le cath&#233;ter d'ablation d&#233;flectable les zones
remarquables : veines caves, anneau tricuspide, His,
noeud compact et voie lente, sinus coronaire en 5 min
environ &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;(Figure 1)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;. Une fois cette carte valid&#233;e, on
navigue alors dans une g&#233;om&#233;trie tridimensionnelle
avec une grande pr&#233;cision.
&lt;br /&gt;Une seconde sonde d&#233;capolaire est &#224; son tour positionn&#233;e
gr&#226;ce au syst&#232;me de cartographie dans le
sinus coronaire, puis une sonde quadripolaire sur
le His.
&lt;br /&gt;L'exploration &#233;lectrophysiologique induit ais&#233;ment
l'arythmie clinique qui est bien une tachycardie r&#233;ciproque.
&lt;br /&gt;Contrairement &#224; ce qui &#233;tait attendu, celle-ci
emprunte une voie accessoire lat&#233;rale gauche
cach&#233;e, l'activit&#233; atriale la plus pr&#233;coce &#233;tant situ&#233;e
au niveau du sinus coronaire distal. On d&#233;cide de
poursuivre tout de m&#234;me l'approche tridimensionnelle
non fluoroscopique, et la sonde d'ablation
est introduite par cath&#233;t&#233;risme art&#233;riel r&#233;trograde
avec abord f&#233;moral gauche.
&lt;br /&gt;En entrant dans le champ &#233;lectromagn&#233;tique du syst&#232;me,
on visualise parfaitement le cath&#233;ter ce qui
permet de dessiner grossi&#232;rement la crosse aortique
jusqu'au plan des sigmo&#239;des qui sont franchies sans
difficult&#233;. D&#232;s lors, on d&#233;bute la cartographie en se
basant sur le rep&#233;rage anatomique de l'anneau mitral
post&#233;ro-lat&#233;ral mat&#233;rialis&#233; par le cath&#233;ter d&#233;capolaire
du sinus coronaire et sur l'enregistrement de la
primo-activation atriale r&#233;trograde en cours de tachycardie
r&#233;ciproque.
&lt;br /&gt;La sonde d'ablation est manipul&#233;e ais&#233;ment jusqu'&#224;
un positionnement optimal sur l'anneau mitral au
site du court-circuit &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;(Figure 2)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;.
&lt;br /&gt;La premi&#232;re application de radiofr&#233;quence (40 W, 60&#176;C)
permet l'arr&#234;t de la tachycardie et la disparition d&#233;finitive
de la conduction r&#233;trograde. Un deuxi&#232;me tir
de consolidation est d&#233;livr&#233; par s&#233;curit&#233; &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;(Figure 3)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;.
&lt;br /&gt;Les suites sont simples.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La nocivit&#233; des radiations ionisantes est une pr&#233;occupation
conduisant par principe de pr&#233;caution &#224;
r&#233;duire au minimum l'exposition aux rayons X lors des
gestes interventionnels.
&lt;br /&gt;L'utilisation d'amplificateurs radio modernes, du mode
puls&#233; de fa&#231;on syst&#233;matique, de caches et l'exp&#233;rience
de l'op&#233;rateur sont un pr&#233;alable &#224; la faible irradiation.
Mais les techniques de rep&#233;rage tridimensionnel permettent
de faire mieux.
&lt;br /&gt;Nous avons r&#233;alis&#233; 15 proc&#233;dures similaires chez des sujets
jeunes, en majorit&#233; des tachycardies r&#233;ciproques par r&#233;entr&#233;e
intranodale, mais aussi un cas de tachycardie atriale
focale dans la r&#233;gion de l'ostium du sinus coronaire chez
une jeune fille de 16 ans et deux voies accessoires
gauches. Toutes ces ablations ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es avec succ&#232;s,
sans complications et avec un sentiment de parfait
contr&#244;le.
&lt;br /&gt;L'ablation par radiofr&#233;quence avec approche tridimensionnelle
non fluoroscopique des tachycardies supraventriculaires
paroxystiques peut &#234;tre propos&#233;e en toute
s&#233;curit&#233;. On doit y penser chez les patients jeunes, notamment
les patientes en &#226;ge d'avoir des enfants, en cardiop&#233;diatrie,
voire l'envisager chez les femmes enceintes si
les &#233;pisodes d'arythmie sont susceptibles d'entra&#238;ner une
souffrance f&#339;tale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un d&#233;fibrillateur automatique implantable sous-cutan&#233; : pour quoi faire ?</title>
		<link>http://www.consensus-online.fr/?Un-defibrillateur-automatique</link>
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		<dc:date>2013-04-16T09:27:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>vcondamine</dc:creator>


		<dc:subject>D&#233;fibrillateur automatique implantable</dc:subject>
		<dc:subject>Rythmologie</dc:subject>
		<dc:subject>Christelle Marqui&#233;</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;1. Olde Nordkamp LR. The entirely subcutaneous implantable cardioverter-
defibrillator : initial clinical experience in a large Dutch cohort.
&lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;J Am Coll Cardiol.&lt;/em&gt; 2012 ; 60(19) : 1933-9.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2. 2012 Meeting Materials of the Circulatory System Devices Panel. Available
at : &lt;a href=&quot;http://www.fda.gov/AdvisoryCommittees/Committees&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.fda.gov/AdvisoryCommitte...&lt;/a&gt; MeetingMaterials/
MedicalDevices/MedicalDevicesAdvisoryCommittee/
CirculatorySystemDevicesPanel/ucm300073.htm. Accessed May 7, 2012.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?-Attitudes,1044-" rel="directory"&gt;Attitudes&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Defibrillateur-automatique-+" rel="tag"&gt;D&#233;fibrillateur automatique implantable&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Rythmologie,1896-+" rel="tag"&gt;Rythmologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.consensus-online.fr/?+-Christelle-Marquie-+" rel="tag"&gt;Christelle Marqui&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.consensus-online.fr/local/cache-vignettes/L150xH95/arton1972-dc3d0.png&quot; width='150' height='95' style='height:95px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;fibrillateur enti&#232;rement sous-cutan&#233; arrive en France !
Mais qu'est-ce qu'un d&#233;fibrillateur sous-cutan&#233; ? Que
change-t-il et &#224; qui est-il destin&#233; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous connaissons tous les d&#233;fibrillateurs automatiques
implantables (DAI) que nous implantons depuis 25 ans.
&lt;br /&gt;Ces appareils sont actuellement tous bas&#233;s sur le m&#234;me principe : un bo&#238;tier sous-cutan&#233;e reli&#233; &#224; une sonde endocavitaire
de d&#233;fibrillation et &#233;ventuellement 1 ou 2 sondes de
pacemaker pour l'oreillette et le sinus coronaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 2012, plus de 12 000 patients ont b&#233;n&#233;fici&#233; en France de
la mise en place d'un DAI, et actuellement, dans le monde,
pr&#232;s d'un million de patients en sont porteurs.
Cette technologie, qui a fait reculer la mortalit&#233;, pr&#233;sente
malgr&#233; tout certains inconv&#233;nients. Les principales complications
sont li&#233;es aux sondes de d&#233;fibrillation. L'implantation
endocavitaire de cette sonde peut se compliquer initialement
d'h&#233;mo-pneumothorax ou d'&#233;panchement
p&#233;ricardique sur une sonde transfixiante. Dans un second
temps, peuvent survenir des probl&#232;mes infectieux ou de dysfonctionnement
de sonde n&#233;cessitant leur extraction. Cette
proc&#233;dure peut &#234;tre complexe en raison
des risques de l&#233;sion de la tricuspide,
de l&#233;sion ou d'occlusion des
veines, de tamponnade ou de d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Le DAI sous-cutan&#233;, c'est quoi ? Comment &#231;a marche ?&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;C'est d'abord une aventure humaine
n&#233;e de la volont&#233; de deux m&#233;decins, les
Drs Bardy et Cappato, qui ont cr&#233;&#233; en
2001 une start-up,&#171; Cameron Health &#187;,
afin de d&#233;velopper un DAI enti&#232;rement
sous-cutan&#233;. Le premier appareil a &#233;t&#233;
implant&#233; chez l'homme &#224; l'h&#244;pital
d'Auckland (Nouvelle-Z&#233;lande) le
28 juillet 2008.
&lt;br /&gt;Depuis, plus de 18 00 patients ont &#233;t&#233;
implant&#233;s d'un DAI sous-cutan&#233; dans le
monde. Cet appareil est maintenant
approuv&#233; aux Etats-Unis par la FDA et
en Europe. Le premier appareil a &#233;t&#233;
implant&#233; en France au CHRU de Lille en
octobre 2012. Depuis une dizaine de
patients ont pu b&#233;n&#233;ficier de cette technologie
en France.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Les aspects techniques&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Le mat&#233;riel est enti&#232;rement sous-cutan&#233;, compos&#233; d'un bo&#238;tier
(145 g, 69 cc) et d'une sonde de d&#233;fibrillation. Le bo&#238;tier
est positionn&#233; dans la r&#233;gion basi-thoracique gauche, sur la
ligne axillaire moyenne &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;(Figures 1 et 2)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;, en position pr&#233;musculaire
ou r&#233;tromusculaire selon le morphotype du patient.
&lt;br /&gt;La dur&#233;e de vie de l'appareil est estim&#233;e &#224; environ 5 ans, en
utilisation classique avec une capacit&#233; d'environs 100 chocs.
La sonde est une sonde 9 french (non isodiam&#233;trique, de
12 french dans sa partie la plus large) de 45 cm &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;(Figure 3)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;.
Elle est tunnelis&#233;e du bo&#238;tier &#224; la partie basse du sternum, puis
remonte le long du sternum &#224; droite ou &#224; gauche selon les
patients. Il y a deux points de fixation sp&#233;cifiques, l'un en distalit&#233;,
l'autre sur une olive de fixation &#224; la partie basse du sternum.
&lt;br /&gt;La d&#233;tection se fait de mani&#232;re bipolaire entre une des
deux &#233;lectrodes de la sonde et le bo&#238;tier ou entre les deux
&#233;lectrodes de la sonde (3 dip&#244;les diff&#233;rents possibles et programmables
&#224; partir du programmateur, &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;Figure 1&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;). Le choix
est fait par le m&#233;decin selon la configuration permettant le
meilleur recueil de l'onde R sans &#233;coute de l'onde T.
&lt;br /&gt;La technique d'implantation doit &#234;tre rigoureuse car la position
du co&#239;l de la sonde et du bo&#238;tier d&#233;termine l'efficacit&#233; de la d&#233;fibrillation. Il est recommand&#233; &#224; l'implantation de
faire un test de d&#233;fibrillation &#224; 65 J.
Le programmateur est sp&#233;cifique de ce type de bo&#238;tier.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Fonctionnement de l'appareil&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Il est possible de programmer une ou deux zones de th&#233;rapie
(programmables entre 170 et 250 bpm). Le traitement
est le m&#234;me dans les deux zones, &#224; savoir des chocs de 80 J.
Il n'est pas possible de programmer des chocs d'&#233;nergie
moindre. La diff&#233;rence entre les deux zones de th&#233;rapie est
que, dans la zone la plus basse, on peut programmer un algorithme
de discrimination bas&#233; sur la morphologie.
&lt;br /&gt;La d&#233;tection se fait &#224; partir d'un dip&#244;le constitu&#233; d'une des
deux &#233;lectrodes situ&#233;es sur la sonde et le bo&#238;tier. Il y a 3 configurations
de d&#233;tection diff&#233;rentes et programmables &#224; partir
du programmateur. Le choix est fait par le m&#233;decin selon
la meilleure configuration &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;(Figure 1)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;.
&lt;br /&gt;Il n'y a pas de fonction pacemaker hormis une stimulation
post-choc optionnelle de 30 secondes maximum &#224; 50 bpm.
L'appareil poss&#232;de un avertisseur sonore en cas d'atteinte
de l'ERI (indication de remplacement &#233;lectif), d'imp&#233;dance
de sonde hors limite, de dur&#233;e de charge trop longue ou de
probl&#232;me d'int&#233;grit&#233; de l'appareil.
&lt;br /&gt;Comme dans un DAI classique, on peut interroger les &#233;v&#233;nements.
La &lt;strong&gt; &lt;em class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;Figure 4&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt; montre un exemple de tachycardie ventriculaire
r&#233;duite par un choc &#233;lectrique.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Les avantages&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Le mat&#233;riel est enti&#232;rement sous-cutan&#233; facilitant l'implantation : pas de probl&#232;me d'acc&#232;s veineux, moins de complications
&#224; l'implantation &#224; pr&#233;voir, pas de pneumo- ou d'h&#233;mothorax,
pas de sonde transfixiante ou de tamponnade.
&lt;br /&gt;L'implantation peut se faire uniquement sur la base de
rep&#232;res anatomiques, donc sans recourir &#224; la fluoroscopie.
En cas de rupture de sonde ou d'infection de mat&#233;riel, l'extraction
est plus simple, puisque le mat&#233;riel est sous-cutan&#233;.
&lt;br /&gt;Le bo&#238;tier est &#171; neutralis&#233; &#187; par la mise en place d'un aimant
comme pour un d&#233;fibrillateur standard : tant que l'aimant
est appliqu&#233;, le DAI ne d&#233;livre pas de choc. L'application de
l'aimant d&#233;clenche un signal sonore lors de chaque d&#233;tection
de QRS pendant 60 secondes.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Les inconv&#233;nients ou les limites techniques&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Ce DAI ne d&#233;livre que des chocs &#224; 80 J. Il n'est pas possible
de programmer des chocs de moindre &#233;nergie.
Il ne d&#233;livre pas de stimulation antitachycardique (ATP).
&lt;br /&gt;Les patients qui pr&#233;sentent des &#233;pisodes fr&#233;quents de TV ou
des TV lentes ne sont pas de bons candidats &#224; cette technologie
du fait de l'absence d'ATP et de la limite de programmation
basse &#224; 170 bpm.
&lt;br /&gt;Sa taille : le bo&#238;tier disponible aujourd'hui fait 145 g pour
69 cc, soit une taille 50% plus grande qu'un bo&#238;tier &#171; traditionnel &#187;. Cet &#233;l&#233;ment est &#224; prendre en consid&#233;ration, en
particulier chez des sujets minces ou jeunes chez lesquels il
devra &#234;tre positionn&#233; en r&#233;tromusculaire.
&lt;br /&gt;Il n'y a pas de fonction pacemaker sur cet appareil hormis
une stimulation post-choc. Il n'est donc pas indiqu&#233; chez des
patients ayant une indication de pacemaker ou de resynchronisation.
&lt;br /&gt;A ce jour, il n'y a pas de t&#233;l&#233;cardiologie disponible sur ces
bo&#238;tiers.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Les &#233;tudes cliniques&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;La plus grosse &#233;tude clinique est une &#233;tude multicentrique
n&#233;erlandaise (4 centres) qui a inclus 118 patients ayant une
indication de DAI en pr&#233;vention primaire ou secondaire &lt;sup&gt;(1)&lt;/sup&gt;.
&lt;br /&gt;L'&#226;ge moyen des patients est de 50 ans. Le suivi est de 18 mois.
Un test de d&#233;fibrillation &#224; 65 J a &#233;t&#233; effectu&#233; avec succ&#232;s chez
tous les patients. 98% des &#233;pisodes de TV (9 &#233;pisodes chez
4 patients) ou de FV (36 &#233;pisodes chez 4 patients) ont &#233;t&#233; r&#233;gularis&#233;s
par le premier choc. On note 13% de patients avec th&#233;rapies
inappropri&#233;es, essentiellement sur des surd&#233;tections de
l'onde T. Il y a eu des complications chez 16 patients (14%) :
3 patients ont eu un d&#233;placement de sonde, 2 une &#233;rosion
cutan&#233;e au niveau du bo&#238;tier, et 7 une infection.
&lt;br /&gt;Il existe &#233;galement une &#233;tude clinique non publi&#233;e effectu&#233;e
pour obtenir l'autorisation de la FDA : S-ICD system IDE study &lt;sup&gt;(2)&lt;/sup&gt;.
&lt;br /&gt;Il s'agit d'une &#233;tude multicentrique, ayant inclus 330 patients
dont l'objectif est de v&#233;rifier l'efficacit&#233; (d&#233;fibrillation) et d'&#233;valuer
la s&#233;curit&#233; (taux de complications &#224; 1 an). Cette &#233;tude a
montr&#233; que l'appareil pouvait r&#233;duire 100% des TV/FV (28 &#233;pisodes
pour 16 patients). On note 11% de patients ayant pr&#233;sent&#233;
des th&#233;rapies inappropri&#233;es (majoritairement des surd&#233;tections),
aucun d&#233;c&#232;s relatif &#224; l'appareil, 18 patients ayant
pr&#233;sent&#233; un probl&#232;me infectieux, dont 4 ayant n&#233;cessit&#233; une
extraction du mat&#233;riel, aucune endocardite ni septic&#233;mie.
A noter que depuis ces premi&#232;res &#233;tudes cliniques, des am&#233;liorations
ont &#233;t&#233; apport&#233;es au software pour r&#233;duire les chocs
inappropri&#233;s, en particulier pour la sur-d&#233;tection de l'onde T.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Quels patients implanter avec cet appareil aujourd'hui ?&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Cet appareil repr&#233;sente une solution ou une alternative dans
certaines situations :
&lt;br /&gt;- les patients ayant un abord veineux compromis : thrombose
de VCS ou cardiopathie cong&#233;nitale avec d&#233;rivations
cavo-pulmonaires ;
&lt;br /&gt;- les patients ayant pr&#233;sent&#233; un probl&#232;me infectieux avec
un DAI classique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans tous les cas, les patients chez lesquels il est envisag&#233; de
mettre un DAI sous-cutan&#233; ne doivent pas avoir d'indication
de stimulation.
&lt;br /&gt;L'implantation du DAI sous-cutan&#233; pourrait donc s'envisager
chez des patients en pr&#233;vention primaire ou secondaire
de mort subite, sans indication de pacemaker ou de resynchronisation,
en particulier ceux pr&#233;sentant un syndrome
de Brugada, un QT long, une FV idiopathique, des cardiopathies
cong&#233;nitales complexes&#8230;.&lt;/p&gt; &lt;h2 class=&quot;spip&quot;&gt;Les limites actuelles et l'avenir&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;On ne dispose que de peu d'&#233;tudes pour le moment concernant
la fiabilit&#233; &#224; moyen et &#224; long terme de cet appareil.
&lt;br /&gt;C'est une solution de choix face &#224; certains obstacles anatomiques
et peut-&#234;tre une alternative int&#233;ressante chez des
patients &#224; risque de fibrillation ventriculaire. Une des limites
actuelles reste son poids et son volume, mais Boston Scientific
travaille au d&#233;veloppement d'une version de plus petite
taille, en r&#233;duisant en particulier l'&#233;paisseur du bo&#238;tier.
&lt;br /&gt;Ces appareils pr&#233;sentent un int&#233;r&#234;t certain chez les sujets
jeunes chez lesquels le taux de rupture de sonde est important
et les extractions de mat&#233;riel endocavitaire difficiles. Il
manque &#224; ce jour une &#233;tude randomis&#233;e comparant &#224; moyen
terme l'efficacit&#233; et les effets ind&#233;sirables de ce d&#233;fibrillateur
sous-cutan&#233; compar&#233; aux appareils endocavitaires
conventionnels.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;Ce qu'il faut retenir&lt;/strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;&#10140;&lt;/strong&gt; Le d&#233;fibrillateur sous-cutan&#233; est un d&#233;fibrillateur
automatique implantable avec un bo&#238;tier et une sonde
sous-cutan&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;&#10140;&lt;/strong&gt; Il a comme caract&#233;ristiques d'&#234;tre actuellement plus
volumineux que les DAI habituels, de ne d&#233;livrer que
des chocs &#224; 80 J, et de ne pas avoir d'ATP.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;&#10140;&lt;/strong&gt; Il poss&#232;de une fonction pacemaker, mais uniquement
de 30 secondes en post-choc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;&#10140;&lt;/strong&gt; Son int&#233;r&#234;t principal r&#233;side dans la position enti&#232;rement
sous-cutan&#233;e de la sonde et du bo&#238;tier qui simplifie
l'implantation et la gestion des complications
li&#233;es &#224; la sonde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;&#10140;&lt;/strong&gt; Ce mat&#233;riel est actuellement une alternative
s&#233;duisante en cas d'obstacle anatomique &#224; l'abord
veineux des DAI traditionnels et en cas de probl&#232;mes
ou de risque infectieux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;&#10140;&lt;/strong&gt; Ses indications pr&#233;cises restent &#224; d&#233;finir, particuli&#232;rement
en pr&#233;vention de la mort subite, chez des sujets
jeunes en alternative au DAI classique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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